Harinordoquy, le nouveau Toulousain qui a soif de titres

Harinordoquy, le nouveau Toulousain qui a soif de titres

PORTRAIT - Incontournable de la scène rugbystique, Imanol Harinordoquy a débarqué dans la ville Rose en début de saison. Après dix années à Biarritz, le Basque veut relever le défi toulousain afin de gagner de nouveaux titres.

Attablé à la brasserie du stade Ernest-Wallon, Imanol Harinordoquy et son 1,92m sirote un café entre deux séances d’entraînement. Fraichement arrivé à Toulouse, celui qui a porté le maillot rouge et blanc du BO durant une dizaine d'années, est déjà adopté par le personnel de la maison rouge et noir. Un serveur du restaurant vient le saluer, deux clients s'enquièrent de son état de forme physique. Les blagues fusent, les sourires aussi. "Je suis quelqu’un qui fonctionne à l’affectif", confie-t-il.

Imposant à l’extérieur, affectif à l’intérieur. A 34 ans, Imanol Harinordoquy est venu "relever un dernier défi" à Toulouse. Une décennie au Biarritz Olympique lui a inculqué la culture de la gagne. Ce compétiteur n’a pas supporté le virage pris par son équipe depuis ces dernières saisons. "La dernière année au BO a été la plus difficile de ma carrière", révèle-t-il les yeux dans le vide.

"Le Stade Toulousain, ça ne se refuse pas!"

En juin, le troisième ligne pense même à mettre un terme à une longue et riche carrière. Mais le Stade Toulousain "c’est une opportunité sportive que tu ne peux pas refuser", affirme-t-il. "Etre sur le terrain le samedi, j’en ai besoin". Sa -grande- carrière aurait d’ailleurs pu ne jamais commencer.

Amateur de sport, il s’essaye à différentes disciplines, mais ne touche au ballon ovale qu’à 15 ans, à l’US Garazy au Pays Basque "pour suivre les copains". Il trouve dans le rugby tout ce qu’il recherche : "l’aspect collectif, une famille". Cette signature au Stade Toulousain est un nouveau départ, presque une nouvelle carrière. Lors de son bizutage, durant lequel il a perdu ses cheveux, le trentenaire s’est senti  "comme un jeune. D’habitude, c’est moi qui faisais les bizutages !"

Le rugby, la révélation

Lancé à 20 ans en équipe de France, Harinordoquy est promis à une grande carrière. Mais pour lui, le rugby c’est plus que ça. "Le rugby m’a permis de beaucoup m’ouvrir", livre l’ancien international tricolore. Scotché à son pays basque, il a "découvert d'autres pays, des cultures différentes. Aujourd’hui, j’aimerai parler mille langues si c’était possible", ajoute-t-il, rêveur.

Avec le Stade Toulousain, le numéro 8 s’est lancé dans une dernière aventure. Même absent lors de la dernière défaite de ses coéquipiers face au Racing, le troisième ligne est ici pour "retrouver le goût de la victoire". Ambitieux, il ajoute sourire en coin : "On ne gagne jamais assez de titres".

Pour cela il en appelle aux supporters : "Ils ne se rendent pas compte de l’importance qu’ils ont. Il n’y a pas de grande équipe sans grands supporters". Et le premier fan d'Imanol Harinordoquy pourrait être Juan, son fils de 4 ans et demi, nouvelle recrue de l'école de rugby des Rouge et Noir.

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