Henri-Michel Comet, nouveau préfet, avait dit non à un nouvel aéroport à Toulouse

Henri-Michel Comet, nouveau préfet, avait dit non à un nouvel aéroport à Toulouse
FRANCE
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SECURITE – Henri-Michel Comet, nouveau préfet remplace Christian de Lavernée, nommé à la Cour des comptes. Il arrive de Toulouse, où il est resté trois ans, s’illustrant par sa forte implication dans l’économie toulousaine et régionale... et son opposition à un transfert de l'aéroport.

Un préfet par, un autre arrive. Mi-mai, Christian de Lavernée, préfet de Loire-Atlantique depuis moins de 2 ans, a appris qu’il quittait ses fonctions pour occuper un poste à la cour des Comptes. A sa place, a été nommé Henri-Michel Comet , en poste à Toulouse depuis trois ans. Il va prendre officiellement ses fonctions jeudi, lors d’une cérémonie devant le monument des 50-Otages, devant la préfecture.

Le nouveau venu a une belle carrière à son actif. Ce diplômé de Sciences Po Paris, sorti de l’Ena en 1980, est passé par le ministère de l’Intérieur, a eu plusieurs affectations de préfet, avant d’occuper à partir de 2005 des postes importants. Il a notamment été conseiller du Premier ministre Dominique de Villepin pour les affaires intérieures, puis secrétaire général à la Place Beauvau sous la direction de Brice Hortefeux.

La question de l'aéroport

En poste à Toulouse depuis mai 2011, sous les gouvernements de Sarkozy puis Hollande, Henri-Michel Comet s’est notamment investi dans la vie économique et industrielle, s’engageant dans l'accompagnement des entreprises en difficulté. Il avait beaucoup milité pour le classement de plusieurs secteurs de Toulouse en Zone de sécurité prioritaire.

Mais son arrivée dans la région nantaise est aussi scrutée sous l’angle du dossier Notre-Dame-des-Landes, auquel s’était heurté son prédécesseur. Henri-Michel Comet est en effet le préfet qui s’est opposé à un transfert de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, décidé après la catastrophe de l’usine AZF en 2011. L’actuel aéroport, enclavé dans une agglomération en forte croissance démographique, présentait des critères ayant une forte résonance à Nantes : implantation dans la ville, saturation, sécurité, bruit… Mais lui avait estimé en mai 2013 qu’"aucune relance d'une réflexion sur un nouveau site aéroportuaire" n'était "justifiée". De quoi donner de nouveaux espoirs aux opposants au projet nantais.
 

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