Horaires des bars à Lille : une gérante dénonce une "injustice"

Horaires des bars à Lille : une gérante dénonce une "injustice"

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VIE NOCTURNE – Selon la charte de la vie nocturne lilloise, seuls les bars du secteur Masséna-Solférino et d’une partie du Vieux-Lille peuvent fermer à 3 heures. La gérante du Peek a Boo a déposé plainte contre la préfecture pour "concurrence déloyale". Elle espère que la décision fera jurisprudence. Rencontre.

Elle espère que son action fera boule de neige. Gérante du Peek a Boo (rue de l’Hôpital-Militaire à Lille) et porte-parole régionale du collectif "Bar-Bars", Amandine Bretones a porté plainte auprès du tribunal administratif de Lille contre la préfecture pour "concurrence déloyale."

En effet, selon une dérogation préfectorale, les bars du secteur Masséna-Solférino et une partie du Vieux-Lille peuvent ouvrir jusqu’à 3 heures chaque jour, contre minuit la semaine, 1h le vendredi et 2h le samedi pour les autres. "C’est une injustice, dénonce Amandine. On évoque le trouble à l’ordre public, alors que je détiens le label Quality Bar et que je n’ai aucun problème avec le voisinage, contrairement à des bars sectorisés."

"Une injustice géographique"

Membre de la commission de la vie nocturne, Amandine est consciente que la préfecture suit systématiquement l’avis de la mairie de Lille sur la tranquillité du voisinage. "Fermer à 1 heure, ça veut dire le dernier verre à 0 h 30, poursuit Amandine. On impose aux clients l’endroit où ils peuvent terminer leur soirée. Il y a à Lille une injustice géographique."

La gérante réclame que le choix soit fait sur le "côté professionnel des gérants" plutôt que sur une "sectorisation" : "Les habitudes ont changé. La nuit, les clients ne fonctionnent plus par quartiers, mais par lieux", rajoute-t-elle.

Après une première victoire en appel en 2008 du gérant du Carré VIP, dans le Vieux-Lille, Amandine espère que le jugement, prévu d’ici à la fin de l’année, fasse jurisprudence et serve à l’établissement d’une nouvelle charte de la vie nocturne. " D’autres gérants m’ont dit qu’ils porteraient aussi plainte dans la foulée. Ça pourrait faire bouger les choses", prévient Amandine.

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