Hôtels haut de gamme à Nantes : vers la saturation du marché ?

Hôtels haut de gamme à Nantes : vers la saturation du marché ?

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SOCIETE – Okko, un nouvel hôtel quatre étoiles va ouvrir lundi rue de Strasbourg. L'arrivée d’un nouvel établissement, qui vise la clientèle d’affaires, relance le débat sur la capacité hôtelière de la ville, jugée par des professionnels comme trop élevée par rapport à la demande.

Un adversaire de plus dans la bataille. Lundi, Okko, un nouvel hôtel 4 étoiles, va ouvrir rue de Strasbourg, en plein cœur de ville. Okko est le premier né de la chaîne Okko Hôtels , crée en 2012 par un entrepreneur français, Olivier Devys. Le concept hôtelier se veut "urbain" et "novateur", "dépoussiérant les codes de l'hôtellerie traditionnelle", et "mettant l'humain, le design et l'innovation au centre du produit". Et les objectifs sont ambitieux : Okko Hôtels entend ouvrir une dizaine d’établissements en France dans les trois années à venir, 50 en 10 ans.

Pourquoi Nantes comme étape de lancement ? Pour la chargée de communication, la cité des ducs dispose de nombreux atouts : "Nous cherchions de grandes villes françaises reliées au TGV, dynamiques d’un point de vue business et culture". La cible première est en effet bien définie : la clientèle d’affaires, qui vient à Nantes lors de congrès ou de gros événements.

Des marques bien implantées à Nantes

Reste que Okko débarque sur un terrain déjà riche en moyen et haut de gamme dans le centre-ville, avec des marques bien implantées comme Mercure, Novotel, ou le Radisson qui a ouvert en 2012. Mais la concurrence ne fait pas peur aux investisseurs : "Nous sommes sur des réalités du marché totalement différentes. On fait le pari d'accueillir nos hôtes de façon individuelle, personnalisée et authentique."

En octobre dernier pourtant, le Club hôtelier de Nantes avait tiré la sonnette d’alarme , s’inquiétant des chambres toujours plus nombreuses à remplir dans la métropole : "Les capacités d’hébergement ne cessent d’augmenter, avec 423 chambres supplémentaires en 2012 et 249 en 2013", notait l’association, qui fédère 67 établissements sur les 137 de l’agglomération. "Cela entraîne une diminution du taux d’occupation et du chiffre d’affaires des hôtels".

Sont particulièrement touchés le milieu et le haut de gamme. Car d’après les comptes des hôteliers, Nantes n’accueille pas encore assez de congrès et d’événements : "L’agglomération a besoin de 500 000 nuitées affaires et agréments de plus par an pour permettre aux hébergeurs de revenir à des niveaux de performance économique satisfaisants. C’est quatre fois plus que ce qui a été réalisé ces dernières années". La bataille pour le client ne fait que commencer…
 

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