"Il avait le coeur sur la main et était prêt à aider ses copains"

FRANCE

HOMMAGE - Plusieurs centaines de personnes ont assisté vendredi après-midi à la cérémonie en hommage au jeune homme de 21 ans poignardé dans la nuit de samedi à dimanche. Ses amis ont voulu se souvenir d'un garçon généreux et amoureux de la nature.

Tristesse et regrets à l'enterrement de Quentin Fisset,  mort assassiné le 11 mai au Puerto Habana , un bar-restaurant toulousain. Les copains du rugby, du village, de nombreux riverains, visages graves, les yeux rougis pour la plupart, étaient présents parmi les 400 personnes qui ont assisté aux obsèques vendredi après-midi.

Une foule tellement dense que de nombreuses personnes ont suivi l'office depuis le parvis l'église du village de Saint Sulpice qui n'a pu contenir toute l'assistance. "Autant de monde ne m'étonne pas. Quentin était apprécié ici. C'est simple : je ne lui connaissais pas d'ennemi", lance Nicolas 20 ans, copain de l'époque où le jeune homme fréquentait le collège Jules Verne.

Un passionné de pêche et de nature

Un peu plus loin, adossés à un mur en brique, lunettes noires sur le nez, Roméo, 25 ans, et Florian, 20 ans, ne réalisent toujours pas: ils n'iront plus jamais pêcher des carpes avec leur pote. "Il adorait ça,  passer des heures au bord de l'eau à attraper des poissons", dit Roméo d'un air grave.

Celui qu'il appelait le petit papy "aimait par-dessus tout se balader dans la nature, pas forcément des préoccupations de son âge". Il devait bientôt commencer son nouveau travail d'éboueur à la mairie de Plaisance du Touch. "Désormais, plus rien ne sera comme avant dans le village", lâche Florian.

Dans l'assistance, de nombreux coéquipiers du club de rugby Plaisance-La Salvetat, où Quentin évoluait comme troisième ligne aile, étaient présents. "Il était vaillant sur un terrain et c'était un bon plaqueur, se souvient Brice, 34 ans. Il avait le cœur sur la main et était toujours prêt à rendre service à ses potes. C'est d'ailleurs ce qui l'a perdu".

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