Il dit vouloir lutter contre le "nouveau sexisme"

Il dit vouloir lutter contre le "nouveau sexisme"

SOCIETE – Un assistant social du Loroux-Bottereau publie "Hommes en souffrance", un livre pour dénoncer le "nouveau sexisme" dont serait victime la gent masculine…

"Il va sans doute choquer et même fâcher certains et certaines", prévient la quatrième de couverture de l’ouvrage. Stéphane Beau, assistant social au Loroux-Bottereau (Loire-Atlantique), est l'auteur d'un essai Hommes en souffrance (éditions Les Trois Génies). L’ouvrage entend dénoncer "un nouveau sexisme dont l’homme est victime", en se basant sur des son expérience professionnelle. "Il reçoit des hommes qui ont tout perdu, ruinés économiquement et moralement, mais condamnés d’office"

"Pas fan" de Serge Charnay

Devant les journalistes, cet écrivain nantais de 46 ans se montre toutefois un peu plus mesuré. "Dans les couples que je reçois, il est difficile de dire lequel des deux fait le plus souffrir l’autre", estime Stéphane Beau, qui a déjà une demi-douzaine de livres à son actif. "Mais les violences faites aux femmes bénéficient d’une audience plus facile, car l’idéologie dominante veut que l’homme soit violent et que la femme soit victime... Quand on défend les hommes, on est tout de suite accusé de misogynie."

Son livre veut donc "lancer le débat". L’assistant social n’est ainsi "pas fan" des actions comme celle de Serge Charnay, qui s’était retranché en haut de la grue Titan puis aux grilles intérieures du Palais de justice, pour revoir son fils. Après une nouvelle "soustraction d’enfant", il a été condamné en mars à quatre mois de prison ferme . "J’ai peur que ces actions un peu fortes mettent l’accent sur le problème, mais bloquent aussi les portes", explique Stéphane Beau.

Un phénomène marginal, selon l'Insee

En attendant, le phénomène reste marginal, à en croire l’Insee. "Les hommes sont eux aussi victimes de violences conjugales, mais leur proportion est trop réduite pour faire l’objet d’une analyse aussi détaillée que pour les femmes", indique-t-il dans une étude . Dans le même temps, plus de 400 000 femmes ont été victimes de violences conjugales en 2010 ou 2011. Soit 1,8 % des femmes âgées de 18 à 75 ans.

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