Il est le premier joueur français pro de pelote basque depuis 30 ans

FRANCE

SPORT – Le licencié du Stade Toulousain Sylvain Brefel a signé il y a quelques jours son premier contrat professionnel. Une étape décisive dans la carrière de celui va rencontrer les meilleurs joueurs de pelote basque du monde.

Depuis une semaine Sylvain Brefel est un joueur professionnel de pelote basque. Celui qui porte les couleurs de Toulouse depuis une quinzaine d'années va intégrer en Espagne une InnPala (sorte d'écurie) qui rassemble une dizaine de joueurs de haut niveau avec des Espagnols, un Cubain et un Argentin. Tous sont payés pour vivre en totalité ou en partie de leur sport.

"Cela fait quatre ans que je négociais, c'est un rêve qui se concrétise", lance celui qui devra partager tout de même son emploi du temps entre son cabinet de podologie sportive à Toulouse et les compétitions de "pala larga" le samedi à Bilbao. "Je vais être à 3000 à l'heure, mais c'est un fonctionnement qui me va bien", dit-il. "A 30 ans c'était le moment ou jamais!".

"Progresser au contact de ce qui se fait de mieux"

Un Français chez les pros ? Cela faisait trois décennies que cela n'était pas arrivé. Que cela tombe sur Sylvain Brefel n'étonne pas Olivier Rapha, le responsable du pôle France à Toulouse.

"Des joueurs comme lui on en voit passer un tous les vingt ans. C'est une suite logique, il va pouvoir progresser en se frottant à ce qui se fait de mieux au monde tous les week-ends dans sa discipline".

La banane à l'entraînement

Précoce, besogneux et travailleur: l'entourage ne tarit pas d'éloge quand il s'agit de décrire les traits de caractère de Sylvain Brefel. "Quand il arrive à l'entraînement il a toujours la banane", confirme Olivier Rapha qui pointe malicieusement une seule "ombre" au tableau.

"Il est tête en l'air!  En 2012, quelques minutes avant de disputer la finale des championnats d'Europe, il s'est rendu compte qu'il avait oublié une de ses chaussures!".

Même son de cloche pour Thomas Iris, son fidèle coéquipier en club et en équipe de France depuis seize ans. "Même si ça me fait un pincement au cœur de le voir partir, je sais qu'il a les qualités pour réussir car il fait toujours les choses à fond!", reconnaît celui qui a été champion du monde de pala corta en 2010 avec Sylvain Brefel. Des espoirs qui se confirment: le Toulousain a remporté la semaine dernière son premier match professionnel !

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