Il plonge pour sauver un jeune homme du suicide et lui redonne goût à la vie

Il plonge pour sauver un jeune homme du suicide et lui redonne goût à la vie

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HEROISME – Edouard, un étudiant en sport de 18 ans, a plongé dans l'eau glaciale en décembre dernier afin de sauver un homme sur le point de mettre fin à ses jours. Ce mercredi, il recevra des mains du préfet la médaille saluant les "actes de courage et de dévouement", une distinction habituellement réservée aux policiers émérites.

"Il m'a regardé, et puis il a sauté." Edouard Guimas se souvient encore très bien des circonstances qui l'ont poussé, dans la nuit du 6 au 7 décembre 2013, à sauver la vie d'une personne sur le point de mettre fin à ses jours. Le jeune homme de 18 ans, originaire de Caluire et étudiant en première année de sport sur le campus de La Doua , sort d'un festival de musique électro au Transbordeur , à Villeurbanne. En rentrant chez lui à pied, faute du bus, il longe la Cité Internationale puis emprunte le pont Churchill. C'est là qu'il croise un homme de 33 ans.

"Il s'est jeté dans le Rhône sous mes yeux, et j'ai vu qu'il allait se noyer, raconte Edouard à metronews. Alors j'ai foncé au bord du fleuve, je me suis mis en caleçon et j'ai plongé. L'eau était très froide, le courant très fort et il y avait beaucoup de vagues. Au bout de quelques minutes, j'ai repéré la victime et je l'ai ramené sur le bord. Alors il a dit : 'Je suis encore vivant ? !'"

"J'avais les moyens de le faire"

Depuis ce jour-là, les récompenses pleuvent. "J'ai été félicité par la fac et on m'offre l'accès aux soirées étudiantes. Le Transbordeur m'a aussi indiqué que je pouvais demander des places de concerts", s'amuse le jeune homme. Ce mercredi, il recevra des mains du préfet la médaille saluant les "actes de courage et de dévouement", une distinction habituellement réservée aux policiers émérites et attribuée pour la deuxième fois dans le département du Rhône à un citoyen issu de la société civile. "C'est un véritable acte de bravoure de la part de quelqu'un qui donne une bonne image de la jeunesse", soulignent la police et la préfecture.

"Pour moi, ce que j'ai fait n'est pas exceptionnel. J'avais les moyens de le faire, alors c'est normal, ajoute modestement Edouard. Cet épisode m'a fait prendre confiance en moi." Quelques semaines après son sauvetage, Edouard a pu rencontrer la personne qui lui doit la vie. "Il m'a expliqué qu'il voulait se suicider sur le moment, mais que son acte n'était pas prémédité. Aujourd'hui, il a la joie de vivre, ses problèmes sont réglés."
 

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