Il simule des accidents de la route pour escroquer ses victimes

Il simule des accidents de la route pour escroquer ses victimes

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FAIT DIVERS – Un quinquagénaire lyonnais a été condamné à cinq mois de prison pour escroqueries. L'homme inventait de faux accidents de la route afin d'arnaquer ses victimes.

"Mille quatre cents euros" pour un rétroviseur. Une addition plus que salée. A l'origine de cette facture démesurée, un Lyonnais de 51 ans, devenu un "pro" de l'escroquerie. Depuis plusieurs années, l'homme avait mis au point un système d'arnaque. Une méthode bien huilée qui l'a conduite ce mercredi 3 juin devant le tribunal correctionnel de Lyon, selon Le Progrès . Condamné à plusieurs reprises en 2013 et 2015, le quinquagénaire a dû s'expliquer sur des faits qui remonteraient au 5 juillet 2014. 

Ce jour-là, un octogénaire se gare devant son domicile basé à Vaulx-en-Velin. Un individu sort brusquement de son véhicule. Il interpelle le Vaudais : "vous avez accroché ma voiture. J'ai un rétroviseur cassé", rapporte Le Progrès. Dans le doute, l'octogénaire s'apprête à réaliser un constat. L'individu fait alors semblant d'appeler son assurance. Au bout du fil, une complice fait mine de répondre à ses questions. Une fois la conversation achevée, l'individu propose de régler ce litige à l'amiable, pour éviter un éventuel malus.

L'arnaqueur réclamait "1 400 euros" pour un rétroviseur cassé

L'octogénaire compte alors rembourser le rétroviseur. Le problème ? Son prix, anormalement élevé. Selon l'individu, le montant de la facture s'élève à "1 400 euros". Ne disposant pas d'une telle somme, la victime s'acquitte de sa dette en bons d'achats et entrées pour un parc d'attractions d'une valeur totale de plus de 1 000 euros. L'incident est clos. Mais en mars dernier, l'histoire se répète. Cette fois-ci à Charbonnières. Arrêté par les policiers, le quinquagénaire, roi de l'escroquerie, est conduit en prison pour purger une peine de six mois.

Convoqué ce mercredi 3 juin devant le tribunal correctionnel de Lyon, ce chef de famille de 51 ans a reconnu les faits. Pour son avocate, la précarité du couple serait à l'origine de ce système d'arnaque. Le ministère public avait requis une peine d'un an de prison, au vu du professionnalisme des escroqueries mises en place par le quinquagénaire. Le tribunal a finalement condamné l'individu à cinq mois de prison ferme. Les accrochages factices ont donc coûté un enfermement bien réel au Vaudais.


 

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