Il va traverser le Vieux-Port de Marseille, sur un fil, à 30 mètres de haut

FRANCE

EXPLOIT – Dans le cadre de l’ouverture de la biennale internationale des arts du cirque de Marseille, le 24 janvier prochain, Didier Pasquette, funambule, traversera le Vieux-Port, de la place aux huiles à la mairie sur un fil, suspendu à 30 mètres de haut.

Ne dites pas que cet homme est fou. "Je suis un artiste, diplômé du centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne", souligne Didier Pasquett e, funambule de profession. Pas fou, mais doté d’un goût du risque au-delà de la moyenne. Jugez plutôt.

Le 24 janvier prochain, dans le cadre de l’ouverture de la biennale internationale des arts du cirque de Marseille , cet homme de 47 ans va traverser le Vieux Port sur un fil suspendu, tenu par deux grues de 100 tonnes entre la mairie et la Place aux Huiles, à 30 mètres de haut. "Et sans filet, ni corde", précise-t-il en s’expliquant : "le câble principal sera soutenu par d’autres câbles. Il faudrait que je me détache à chaque fois pour les passer. Ça me ferait prendre encore plus de risques".

"Dans ma bulle"

A deux semaines de l’événement, pas de préparation, ni de répétitions particulières. "Je ferai une reconnaissance la veille au départ et à l’arrivée, mais pas davantage, car le balancier de 17 kg me fatiguerait trop", indique le Normand d’origine.

Une préparation minimum, car cet art du funambule se fait "en one shot", sourit-il, impatient d’être au jour J. "C’est rare de pouvoir faire une telle démonstration en France et puis Marseille et son Vieux Port seront un cadre magique", savoure-t-il d'avance. Avec un public qu’il espère nombreux. "Souvent les gens sont scotchés et restent silencieux. Même s’il y a du bruit, ça ne me dérangera pas car je suis dans ma bulle durant ma traversée", dit-il fort de son expérience. 

Funambule depuis l’âge de 17 ans, Didier Pasquette s’est déjà illustré avec une traversée de la Tamise à Londres ou encore du Stade de France. "Chaque prestation a sa difficulté. Là à Marseille, je redoute surtout le vent et la pluie", précise-t-il avec une pointe de stress. "Il faut toujours en avoir. C’est un garde-fou qui permet de mesurer les risques".
 

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