Île-de-France : la qualité de l'air en légère amélioration malgré une "pollution chronique"

Île-de-France : la qualité de l'air en légère amélioration malgré une "pollution chronique"

POLLUTION - Même si ils respirent mieux, 1,3 million de Franciliens, dont un Parisien sur deux, sont toujours surexposés au dioxyde d’azote d'après Airparif. L'organisme de surveillance de la qualité de l'air demande ainsi à réduire le trafic routier.

Il serait un peu moins irrespirable dans la capitale. En 2017, la qualité de l'air en Île-de-France a été "similaire à 2016, avec une légère amélioration", a fait savoir ce jeudi Airparif, l'organisme de surveillance de la qualité de l'air en Île-de-France, notant que "la tendance générale à l'amélioration constatée depuis plusieurs années en Île-de-France" se confirme. Mais "cinq polluants dépassent toujours les normes" : le dioxyde d'azote (NO2), les particules (PM10 et PM2,5), l'ozone (O3) et le benzène (C6H6)", ce qui correspond à la "pollution chronique" à laquelle les Franciliens restent malgré tout exposés.

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Ces dépassements concernent surtout l'agglomération parisienne et les axes routiers. "Plus de 1,3 million de Franciliens, soit près d'un Parisien sur deux, sont toujours exposés à des niveaux de dioxyde d'azote au-delà" de la valeur limite en moyenne annuelle de 40 microgrammes/m3, rapporte encore l'organisme. Le dioxyde d'azote, issu principalement du trafic et de l'activité industrielle, favorise, entre autres, des maladies caractérisées par une inflammation des voies respiratoires comme l'asthme.

Moins de pics de pollution qu'en 2016

L’Île-de-France a connu moins de pics de pollution en 2017, 12 jours d'épisodes, contre 18 en 2016. "Six de ces épisodes ont concerné les particules durant la période hivernale et six pour l'ozone au cours de l'été", précise Airparif, qui rappelle que le nombre de ces pics varient fortement d'une année sur l'autre en fonction des conditions météorologiques. 

"Pour les particules de 50 microgrammes/m3 (à ne pas dépasser plus de 35 jours par an) et annuelles (40 microgrammes/m3), cela concerne plus de 100.000 personnes", poursuit Airparif. Pour ce qui est des particules fines, "85% des Franciliens, soit 10 millions d'habitants, sont potentiellement concernés par le dépassement de l'objectif de qualité français". Elles sont jugées responsables de 48.000 morts prématurées chaque année en France rapporte l'AFP. La Commission européenne menace ainsi  de renvoyer la France et huit autres pays de l'Union européenne devant la justice européenne pour non-respect des émissions de gaz polluants.

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Le Conseil d'Etat a aussi sommé le gouvernement de prendre des mesures pour ramener les concentrations de particules fines et de dioxyde d'azote sous les valeurs limites autorisées dans toutes les zones où elles étaient dépassées en 2015, notamment à Paris.

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