Ile-de-France : un million de touristes en moins depuis le mois de janvier

FRANCE

ECONOMIE - Le secteur du tourisme à Paris et en Ile-de-France a perdu 750 millions d'euros de chiffre d'affaires au premier semestre 2016, c'est le constat accablant du Comité régional du tourisme publié ce mardi. En cause, le contexte sécuritaire mais pas seulement.

Paris ne fait plus rêver. La capitale est-elle en train de tomber de son piédestal de "première destination touristique au monde" ? Les chiffres sont là, implacables : entre janvier et juin, la région Ile-de-France a accueilli 1 million de touristes en moins. Une baisse de 7%, a annoncé le ministre des Affaires étrangères.

"Il est temps de prendre conscience de la catastrophe industrielle que le secteur du tourisme est en train de vivre", déplore Frédéric Valletoux, président du Comité régional du tourisme. "L'heure n'est plus aux campagnes de communication mais bel et bien à la mise en place d'un plan ORSEC".

Les Japonais boudent Paris

Les premiers à déserter la Tour Eiffel sont les touristes japonais. Une baisse impressionnante puisque leur nombre a chûté de 46,2% par rapport à l'année dernière. Et l'on sait que ce sont ceux qui rapportent le plus. Même constat pour les Russes avec un recul de 35%.  Les Chinois  et les Américains commencent aussi à fuir la capitale. Conséquence la fréquentation des principaux monuments est en chute libre : -43,9% au Grand Palais, -34,8% à l'Arc de Triomphe, ou encore -16,3% au château de Versailles.

Pourquoi un tel désamour ? On pense évidemment au contexte sécuritaire depuis les attentats de janvier 2015 et surtout ceux de novembre. Les grèves et les inondations du printemps ont également servi de repoussoir. Mais selon la présidente (LR) de la région Ile-de-France, "la menace terroriste n'explique pas tout, la qualité de notre offre se détériore". Valérie Pécresse pointe notamment la sécurité ou encore les problèmes de propreté.

Un comité d'urgence "début septembre"

Du côté du Comité régional du tourisme, Frédéric Valletoux estime que des investissements massifs sont nécessaires pour protéger l'emploi dans le secteur. Il en appelle à Jean-Marc Ayrault. Ce dernier réunira "début septembre" un deuxième comité d'urgence "consacrées aux régions les plus affectées" par cette baisse.

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