Ils importaient près de 500 kilos de cocaïne par an

FRANCE

FAIT DIVERS - Les gendarmes de Paca et de Paris ont démantelé un important réseau de trafic de cocaïne qui importait par voies maritime et aérienne environ 500 kg de cocaïne par an, selon les estimations des enquêteurs, ont indiqué vendredi à Marseille le procureur et les représentants de la gendarmerie.

C'est ce qu'on appelle une grosse prise. La semaine dernière, les gendarmes de la section de recherches (SR) ont interpellé à l'aéroport d'Orly trois "mules" en provenance de la Martinique, qui transportaient au total près de 96 kilos de cocaïne dans leur valise . Dans la foulée, un laboratoire de coupe a été démantelé dans le XIIIe arrondissement de Paris, et 17 personnes, dont les deux têtes du réseau vivant à Paris et aux alentours de Marseille, ont été arrêtées.

Au total, durant ces deux opérations, 101 kilos de cocaïne ont été saisis. Mais d'après les enquêteurs, "il y avait vraisemblablement eu, durant l'année 2014, trois livraisons par voies maritimes et une par voie aérienne", soit un trafic d'environ 500 kilos de cocaïne, souligne le procureur de Marseille, Brice Robin. A 60 euros le gramme, le montant de la saisie est estimé à 15 millions d’euros.

Quatre dockers de Fos-sur-Mer interpellés

"L'originalité de ce dossier", c'est l'importation de la drogue "par deux vecteurs, l'un maritime, l'autre aérien", précise le procureur. Le trafic se déroulait entre l'Amérique latine et la Métropole, par avion et par voie maritime : "quatre dockers du port de Fos-sur-Mer" figurent parmi les personnes interpellées. Elles avaient accès "aux listings de bateaux, au positionnement à quai et à la liste des conteneurs".

Une véritable entreprise

Dans le laboratoire parisien, les gendarmes ont découvert, outre 5 kilos de drogue, 3 kilos de produit de coupe, deux presses hydrauliques, deux machines de conditionnement, deux compteuses à billets et trois gilets par balles. Lors d'autres perquisitions menées dans le sud-est, les enquêteurs ont mis la main sur trois armes de poing, un pistolet et 17 000 euros en liquide.

Quatre personnes ont déjà été présentées au juge et mises en examen. Deux d'entre elles ont été écrouées. Pour les 13 autres, qui devaient être présentées vendredi et samedi, le parquet a requis le placement en détention. Quatre suspects sont "en état de récidive légale", a précisé Brice Robin.

L'enquête, menée par un magistrat de Tarascon et les gendarmes d'Arles, avait, à partir d'avril 2013, été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (JIRS, spécialisée dans le crime organisé) et les sections de Recherche de Marseille et de Paris en raison de l'ampleur du trafic.
 

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