Immobilier : un propriétaire bailleur sur deux loue dans l'illégalité à Paris

France
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ABUS - Une étude publiée publiée mardi révèle qu'un propriétaire bailleur sur deux loue trop cher à Paris.

Un an après l'entrée en vigueur de l'encadrement des loyers instauré par la loi Alur, une étude de l'association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) publiée mardi révèle que près d'un propriétaire bailleur sur deux loue encore trop cher à Paris lorsqu'il se dispense des services d'un agent immobilier. 


La CLCV a examiné 800 petites annonces publiées sur huit sites internet spécialisés avec un partage égal, tant entre locations nues et meublées qu'entre propriétaires bailleurs et agents immobiliers. Il en ressort que 75% des annonces passées par les agences immobilières sont conformes à l'encadrement des loyers, contre seulement 51% de celles émanant d'un particulier qui loue en direct.

Les jeunes plus touchés

D'après l'association, les abus constatés sont concentrés sur les studios meublés comme les fameuses "chambres de bonne". D'après l'étude, 46% des annonces correspondant à ce type de logement à louer dans la capitale affichent un loyer excessif, contre 12% pour les 4 pièces. Une réalité que déplore le CLCV car elle touche "principalement les jeunes et étudiants qui en sont locataires, soit un public relativement fragile économiquement".


L'étude souligne néanmoins une légère amélioration du taux de conformité par rapport à l'avant loi Alur. En effet, celui-ci était seulement de 70% (via les agences) et 47% (pour les bailleurs en direct) trois mois après le début de l'encadrement des loyers, instauré en août 2015.

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