Incendie des Calanques : 8 mois avec sursis requis contre un légionnaire

Incendie des Calanques : 8 mois avec sursis requis contre un légionnaire

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JUSTICE - Huit mois de prison avec sursis ont été requis mardi à l'encontre d'un légionnaire qui avait ordonné des tirs de balles traçantes soupçonnées d'être à l'origine d'un important incendie dans le massif des calanques de Marseille en 2009.

Il ne voulait pas être un bouc émissaire, mais c’est bien lui qui risque d’être condamné. Huit mois de prison avec sursis ont été requis mardi pour "violation de consigne" à l'encontre d'un légionnaire qui avait ordonné des tirs de balles traçantes soupçonnées d'être à l'origine de l’incendie dans le massif des calanques de Marseille en 2009 .

Le procureur de la République David Dufour a en revanche demandé la relaxe du légionnaire, concernant les poursuites pour "destruction involontaire par incendie". Le magistrat considère qu'aucune des expertises pratiquées n'avait établi avec certitude le lien de cause à effet entre les balles traçantes et l'incendie.

Plus de 1000 hectares partis en fumée

Le légionnaire, un adjudant de 48 ans, commandait les militaires dont les tirs d'entraînement avec des balles traçantes, c'est-à-dire munies d'un dispositif pyrotechnique, sont soupçonnées d'être à l'origine d'un incendie dans le camp militaire de Carpiagne, au-dessus des calanques de Marseille, le 22 juillet 2009.

Le feu s'était ensuite propagé dans les collines surplombant la cité phocéenne et n'avait été circonscrit qu'au bout de trois jours. Le sinistre avait dévoré 1 077 hectares aux portes de Marseille et fait deux blessés et 67 victimes matérielles.

Erreur de consignes

Le légionnaire, militaire chevronné, aujourd'hui en poste au régiment étranger de parachutistes à Calvi (Corse), a reconnu durant le procès qu'il était informé du règlement sur l'interdiction de ces balles traçantes.

"Mais j'ai voulu mettre cette instruction en parallèle avec les événements extérieurs", a-t-il expliqué : les cinq soldats qui lui sont confiés ce jour-là, sont en effet "destinés à partir", en l'occurrence en Afghanistan, quelques semaines plus tard et devaient être formés aux balles traçantes.

La défense du légionnaire a plaidé la relaxe. Le jugement a été mis en délibéré au 19 janvier.
 

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