Jahwan ouvre la voie du street art à Nice

Jahwan ouvre la voie du street art à Nice

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CULTURE - A force de persévérance, l’artiste urbain est parvenu à faire reconnaître son talent.

Linda, étudiante en cinéma, a l'air conquise. La peinture qu’a réalisée Jahwan pour son projet répond à ses attentes : "Il me fallait un cratère au sol, très réaliste. Il a dessiné exactement ce que je voulais." C’est avec ce genre de collaborations que Thomas Perez, alias Jahwan , a développé sa notoriété sur la Côte d'Azur, pourtant peu réputée pour sa contre-culture.

Bombes de peinture en mains, l'artiste âgé de 24 ans s'est imposé comme l'un des meilleurs représentants du street art local. Son style tourné vers le réalisme lui a permis d’intégrer la programmation du dernier festival Mars aux Musées. Jahwan a peint à l’université Carlone une fresque géante de 100 mètres carrés. Deux mois de travail et environ 150 bombes de peinture ont été nécessaires. Une réelle satisfaction pour l’artiste : "Enfin un projet officiel de street art à Nice ! Je ne dirai jamais assez merci aux étudiants d’avoir rendu ça possible."

Dans la légalité

Thomas dessine depuis tout petit. Une passion qu'il a tenté de convertir avec un BTS graphisme. "Ça s'est mal passé et j’ai arrêté" raconte-t-il. Direction Montréal, où il découvre le tatouage et l’art urbain. Revenu à Nice il y a deux ans, il débute le travail à la bombe… en toute légalité : "Je respecte les graffeurs, mais je ne me considère pas en tant que tel. Faire des peintures 'à la vandale', en risquant une amende, ça ne m'intéresse pas."

Il trouve la parade et crée son autoentreprise de décoration : "Mon truc, ce sont les façades des commerces. Ça permet d'attirer le regard des clients." Rétribué pour sa fresque géante, l'artiste espère que ce coup de projecteur va lui permettre de se faire connaître et, surtout, de faire bouger les lignes. "Il manque un espace d’expression pour le street art à Nice, regrette-t-il. A Paris, par exemple, il y a des murs où, chaque mois, un artiste différent peut graffer." A Nice, c’est donc seul que Jahwan trace son sillon.

http://jahwan.me/

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