"J'ai testé pour vous" un cours de hip hop!

"J'ai testé pour vous" un cours de hip hop!

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DANSE - Le hip-hop ce n'est pas que des clips bling bling, gonflés de testostérones. La preuve à la Hiphop arts. Dans cette école créée par des filles, on prône le hip-hop pour tous. Même pour moi, reporter au groove approximatif et à la souplesse défaillante.

17 heures. J'enfile mes baskets neuves achetées il y a trois ans et un sweat à capuche, histoire de passer inaperçue. Direction le quartier Saint-Agne. Au 18, impasse Saint-Roch, la musique pulse derrière une façade taguée. Je m'imagine déjà au milieu d'un crew de hip-hopeurs musclés, chaînes en or autour du cou. Mauvaise pioche. Sur le parquet, des bambins de 4 ans terminent leur cours de baby hip-hop dans une ambiance décontractée. En 2012, deux B-girls toulousaines, Laure Thouault et Dorothée Liauzin, ont ouvert cette école d'arts urbains. Une vraie révolution dans le milieu très masculin du hip-hop ! "On enseigne la danse, le beat box et le graff. On veut surtout transmettre les valeurs de la culture hip-hop : peace, love, unity and having fun", me lance Laure.

Premiers pas craintifs

Et en effet, on s'amuse bien à la Hiphop arts. Des ados se déchaînent sur de la musique funk, une fille au groove parfait lance un CD de Maroon 5 . Entre deux enchaînements, le prof donne des explications sur l'histoire du hip-hop et les différents styles. "On est bien loin du hip-hop commercial et de la place caricaturale qu'y tient la femme"», explique Dorothée. L'heure de mon cours approche dangereusement. 19 heures. Laure et Troy, les profs, se jettent sur le parquet. Une vingtaine de danseurs, filles et garçons, adolescents et adultes de tous âges, se mettent en action. Je me lance dans l’arène, essayant de suivre le mouvement. J'ai beau tenter de me remémorer le déhanché de mes 18 ans en boîte, j'en bave littéralement. On enchaîne des mouvements précis du buste et des bras, tout en effectuant des pas de façon très relax. Enfin, j'essaie...

Chorégraphie endiablée

Tout se complique quand Laure nous demande de nous mettre deux par deux pour travailler une chorégraphie. Mon cavalier se nomme Charlie et fait 5 heures de hip-hop par semaine... Devant moi, Manon, 32 ans, m'encourage : "laisse-toi aller avec la musique ! Moi aussi au début j'avais du mal à suivre. C'était soit le hip-hop soit la danse de salon, je n'ai pas hésité. Ça fait tellement de bien! ". Pas chassés, saut en l'air, mouvements d'épaules, fesses au sol, je découvre les joies du hip-hop old school ! Malgré le ridicule de ma situation, personne ne me regarde de travers. "On est là pour s'amuser, il n'y a pas de pression !", me rassure Charlie. 20h15, le cours se termine en apothéose. Deux secondes plus tard, je m'affale épuisée. Et ravie. Ça me donnerait presque envie d’arrêter la pétanque pour rejoindre le joyeux monde du hip-hop.
 

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