Jean-Claude Gaudin se plie à la réforme des rythmes scolaires

Jean-Claude Gaudin se plie à la réforme des rythmes scolaires
FRANCE

EDUCATION – En désaccord avec le gouvernement sur l’application de la réforme des rythmes scolaires, le maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin appliquera à regret la réforme des rythmes scolaires, mais en profite pour égratigner le gouvernement.

Le maire de Marseille se plie sans enthousiasme à la réforme. Après des mois et des mois de bras de fer entre la Ville et le gouvernement sur l’application de la réforme des rythmes scolaires , Jean-Claude Gaudin appliquera finalement le passage à la semaine de quatre jours et demi. La demi-journée supplémentaire s'ajoutera le mercredi matin. Un précédent "projet pédagogique expérimental"  proposait de maintenir la semaine à quatre jours et de faire du soutien scolaire ou, selon les classes, des activités périscolaires .

Mais fin de non-recevoir du recteur. "Les propositions ne sont pas conformes aux deux décrets", a indiqué Ali Saïb jeudi lors d’une conférence de presse au rectorat. "Si je reçois dans les heures qui suivent un projet conforme à l'un de ces décrets, je l'étudierai avec bienveillance", a poursuivi le recteur. Dont acte pour le maire. Sa réponse est parvenue par communiqué : "Bien entendu, respectueux de la légalité républicaine, il [le maire] mettra tout en œuvre pour garantir le bon fonctionnement de l'école dans l'intérêt des enfants et des familles."

Hausse des impôts

Pressée par le temps, la municipalité joue cependant la montre pour rendre sa copie définitive. "Le recteur devra attendre", prévient l’adjointe à l’éducation, Danièle Casanova. Encore en cours d’élaboration, le projet de la ville prévoirait une concentration des activités périscolaires le vendredi après-midi. Les cours seraient assurés jusqu’à 16h30 les lundis, mardis, jeudis et vendredis. Le mercredi, l’enseignement durerait jusqu’à 11h30. En revanche, la restauration scolaire ne sera pas assurée ce jour-ci.

Une manière pour Jean-Claude Gaudin de ne pas faire gonfler la facture de la réforme à Marseille. Son adjoint aux finances l’avait estimée à 25 millions d’euros. "L'ouverture des écoles le mercredi matin et les activités périscolaires entraîneront des dépenses importantes qui ne seront pas compensées par l'aide promise par l'Etat", estime le maire. Résultat : "Les impôts locaux devront être augmentés au prochain budget", précise-t-il.
 

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