Jean-Noël Guérini relaxé... mais il n'en a pas fini avec la justice

Jean-Noël Guérini relaxé... mais il n'en a pas fini avec la justice
FRANCE

AFFAIRES - Le tribunal correctionnel de Marseille a relaxé lundi, contre l'avis du parquet, l'ex-patron du PS des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, désormais à la tête d'un parti concurrent, dans une affaire de licenciement présumé abusif d'un de ses anciens collaborateurs.

Difficile d’interpréter l'attitude de Jean-Noël Guérini. Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône est resté impassible, de l'annonce du délibéré sur sa relaxe dans une affaire de licenciement présumé abusif à sa sortie lundi matin du tribunal. Pas de déclaration, aucune émotion sur son visage. Le sénateur est reparti comme il était venu en compagnie de ses avocats.

Sa réaction, il la livrera finalement quelques heures plus tard sur son compte Twitter : "Le tribunal correctionnel vient de me relaxer. J'en prends acte avec satisfaction et remercie tous ceux qui m'ont soutenu", écrit-il simplement.

"Conforme aux faits et au droits"

A la sortie de la salle d’audience, son avocat, Me Dominique Mattéi était lui plus loquace : "C’est une décision juste et logique, on est très heureux mais il faut l'apprécier avec sobriété et sans triomphalisme. Pour nous, elle n’est pas inattendue dans la mesure où elle conforme aux faits et au droit", soulignait-il.

La réaction surprenante de Jean-Noël Guérini illustre-t-elle alors sa manière de prendre de la hauteur par rapport à cette première épreuve judiciaire ? Ou masque-t-elle le bouillonnement intérieur du sénateur qui n’en a pas fini avec les affaires ?

Les élections cantonales en ligne de mire

Outre ce procès pour licenciement abusif, le président du conseil général est par ailleurs mis en examen pour trafic d'influence et association de malfaiteurs, dans plusieurs dossiers de marchés publics présumés frauduleux. Des affaires où Jean-Noël Guérini risque plus qu’un an d’inéligibilité comme dans le précédent dossier. "Nous aurons l’occasion d’en reparler", confie Me Mattéi.

Reste que politiquement, les épreuves judiciaires ne semblent pas avoir d’impact sur la carrière de l’élu. Il s’en sert même d’argument dans ses discours pour dénoncer l’acharnement de son ancien parti, le PS, pour le faire tomber. Bien lui en a pris. Réélu triomphalement aux sénatoriales de septembre dernier , Jean-Noël Guérini aborde avec confiance les cantonales de mars prochain avec en ligne de mire, sa propre succession dans le fauteuil de président du conseil général des Bouches-du-Rhône. Il bénéficie d'ailleurs du soutien de 22 conseillers généraux socialistes ou divers gauche (FdG et PRG). Ces derniers ont appelé à "une large alliance des élus de la majorité sortante" avec Jean-Noël Guérini, contre la ligne officielle du PS.

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