JT 20h – Attentats de Paris : victimes, leurs combats pour retrouver leurs vies et être reconnues

Il y a 33 ans, une bombe du groupe terroriste anarcho-communiste "Action directe" a brisé le corps de Françoise Rudetzki, mais pas son courage. Elle combat aujourd'hui pour venir en aide aux victimes. Caroline Langlade, présente au Bataclan le 13 novembre 2015, partage le même combat. Avec d’autres, elles ont créé l’association "Life for Paris" pour se battre au nom de tous ceux dont la vie a été arrachée ce jour-là.

Pour Françoise Rudetzki , c’était, il y a 33 ans une bombe d’ »Action directe » dans un restaurant parisien. Le corps brisé à jamais, mais le courage aiguisé pour toujours.  Victime, elle s’est battue pour les autres. Elle a créé » SOS attentat » et a inspiré huit lois pour garantir les droits et la prise en charge des victimes.  Elle est aussi à l’origine d’une statue, celle d’une femme décapitée qui porte elle-même sa tête, érigée dans les biens nommés "Jardin des Invalides".  Un symbole qui représente la violence du terrorisme. 

Le traumatisme, une blessure

"J’ai fait une fixation sur la veste que j’avais laissée là-bas. Pendant des mois, j’avais besoin de la retrouver. Jusqu’au jour où j’ai compris que ce n’étais pas ma veste que je cherchais mais ma vie d’avant" Caroline Langlade

Pour Caroline Langlade, c’était il y a près d’un an, au Bataclan le 13 novembre 2015.  Avec son compagnon, ils ont échappé de peu à la mort. Avec d’autres victimes, elles ont créé l’association "Life for Paris" pour se battre au nom de tous ceux dont la vie d’avant a  été arrachée ce jour-là et reconnaitre le traumatisme comme une blessure. 

Un lieu pour soigner les victimes

Survivre à un attentat, c’est vivre avec pour toujours. Dans son dernier livre « Après l’attentat », Françoise Rudetzki tente de guider ceux qui s’en sont sortis. Grâce à elle, les victimes d’attentats sont depuis 1990 des victimes civiles de guerre. 

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