Julien Espinosa: "Notre public est un beau reflet de l’équipe"

Julien Espinosa: "Notre public est un beau reflet de l’équipe"

INTERVIEW - À 31 ans, Julien Espinosa vit déjà sa deuxième montée en Pro A en tant qu'entraîneur des Sharks d'Antibes. Enfant du club, il cultive sa proximité avec ses joueurs et bénéficie d'une grande côte de popularité en interne. Au terme d'une belle saison, Antibes retrouve la première division de Basket. À l'occasion de la réception organisée par le député-maire Jean Leonetti, le coach Antibois a accepté de parler à Metronews de la saison qui vient de s'achever en apothéose et de la prochaine qui s'annonce excitante.

Un petit mot sur la saison qui vient de s'écouler ?

On a vraiment le sentiment du devoir accompli. Quand on est redescendu de Pro A, il y a un an, on a eu beaucoup de frustration par rapport aux résultats et à la manière dont s'est déroulée la saison dernière. On avait à cœur de remettre le club sur de bons rails. Frédéric Jouve, le directeur sportif, l'a fait économiquement et c'est une grosse réussite. Le club ne contracte plus de déficit mais génère des bénéfices. Et sportivement, on ne pensait pas remonter dans l'élite dès le début de saison mais on voulait faire partie des équipes dangereuses et c'est ce qu'on a fait. On est très heureux.

Vous avez prolongé de trois ans votre contrat qui vous lie au club. C'est une marque de confiance ?

Je sais que j'ai la confiance de mes dirigeants. Ils me l'ont prouvé de nombreuses fois, notamment dans les moments difficiles quand on a perdu des matches. Pendant cette période, ils ont soutenu mes prises de positions. Je pense que la confiance se transmet autrement que sur un contrat. Prolonger, c'est surtout un moyen de protéger les intérêts du club et de l'entraîneur. S'ils m'ont prolongé, c'est certainement pour ces raisons-là.

Quel rôle a joué le public de l'Azur Arena cette année ?

Il a été formidable. Je l'ai trouvé à l'image de notre effectif : déterminé, engagé, actif et dynamique. Notre public est un beau reflet de l’équipe créée cette année. Et je souhaite recréer la même chose en Pro A. Une équipe à laquelle le public pourra s'identifier de la même manière.

Justement l'objectif l'année prochaine, c'est quoi ?

On partira avec des moyens qui ne permettront pas de faire d'autres annonces en début de saison que le maintien. On va devoir lutter. Quand la saison va démarrer, les joueurs et le staff technique vont pouvoir donner une vraie plus value à la masse salariale et au budget de la saison prochaine. Une chose est sûre, on n'est pas obligé de se contenter en fin de saison d'un maintien.

Entre jouer la montée en Pro B ou le maintien en pro A, qu'est-ce qui est le plus difficile ?

Ce sont deux objectifs très compliqués qui dépendent des moyens que l'on a et de la qualité de l'effectif. Au fond, les deux défis se rejoignent, même si les opportunités de monter sont plus rares. Cette année, on a su saisir une toute petite occasion qui se présentait donc tant mieux pour nous. Monter en Pro A, c'est très difficile mais ça ne nous a pas empêché d'y croire fortement et de réussir. Ce sera très dur l'an prochain aussi mais on est prêt.

Il y a deux ans, quand vous étiez monté en pro A, vous aviez terminé 5e de la saison régulière. Cette année vous avez terminé à la 6e place, mais vous êtes à chaque fois parvenu à monter, comment expliquez-vous vos résultats incroyables en play offs ?

Avant tout, je souhaite rétablir un fait. Cette année, on finit 6e mais une victoire nous a été enlevée. Donc notre classement sportif, si on ne prend pas en compte les sanctions de la ligue, c'est 4e. Pour moi, le classement de cette saison est meilleur que celui de notre dernière montée en 2013. C'est important de le rappeler car l'équipe actuelle coûte trois fois moins cher qu'à l'époque ! Je pense que le travail a été bien fait. Pour se transcender en play offs, il faut certains ingrédients dont des cadres qui sont capables de transmettre et diffuser le message du staff au reste du groupe.

Il y a eu un gros travail d'équipe entre mon staff technique et les leaders mentaux que sont Mamoutou Diarra, Karim Atamna, qui ont été ensuite rejoints par Sime Spralja, Will Solomon, Fred Bourdillon et Junior M'Bida. Beaucoup de cadres ont émergé en fin d'année. Ils ont permis de faire de ce désir de remonter en pro A une réalité.

Vous allez changer quelque chose dans la manière d’aborder la saison par rapport à 2013 ?

À l'époque de la précédente montée en pro A, on ne m'a pas demandé mon avis pour constituer l'équipe en début d'année. J'avais proposé de garder certains cadres de l'équipe, ça n'a pas été fait donc je peux vous dire que la manière d'aborder la pro A cette année est complément opposée à ce qu'on a fait y a deux ans. Parce que je suis persuadé que ce qu'on a fait il y a deux ans ne pouvait pas fonctionner en termes de complémentarité entre les joueurs. On n'était beaucoup trop faible de ce point de vue. Mon objectif est de donner du leadership à l'équipe de l’année prochaine. La mentalité et les valeurs humaines prendront une place plus importante que ce qu'elles n'avaient pris dans le recrutement que je n'ai pas fait il y a deux ans.

Que peut-on vous souhaiter pour l'année prochaine ?

De gagner. De gagner beaucoup de matches.

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