L'air du métro parisien bien plus pollué que l'air extérieur

L'air du métro parisien bien plus pollué que l'air extérieur

IDEE REÇUE - La pollution de l'air en ville est en général associée aux gaz d'échappement des automobilistes et aux émanations toxiques des usines. Mais un rapport présenté ce mercredi est venu chambouler tout cela.

Dès qu'un pic de pollution est annoncé à Paris, les autorités pointent, en général, du doigt les automobilistes. Résultat, on les incite à prendre les transports en commun. Une fausse bonne idée ? Ça se pourrait bien. Car si l'air que les usagers respirent dans les couloirs du métro et du RER s'est amélioré depuis 20 ans, il reste bien plus pollué qu'à l'extérieur, rapporte France Info, qui a pu consulter un bilan publié ce mercredi par la Fédération des associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (ATMO France).

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    Ainsi, en pleines heures de pointe, les compteurs installés près des quais et qui permettent à la RATP de connaître en temps réel la pollution par les particules fines et le CO2, mesurent des taux de 300 microgrammes par m3, soit quatre fois le seuil d'alerte. À titre de comparaison, Air Parif, qui surveille la qualité de l'air dans la capitale, déclenche une alerte aux particules fines dès que les 80 microgrammes par m3 sont dépassés. 

    La principale cause d'émission de particules provient du système de freinage des anciens wagons

    La principale cause d'émission de particules dans le métro et le RER provient directement de l'activité ferroviaire. Et plus précisément du système de freinage des anciens wagons. Celui-ci se fait par frottement mécanique et génère de nombreuses particules métalliques : fer, cuivre, chrome, notamment, qui sont très nocives pour la santé. 

    Mais du côté de la RATP, on préfère mettre en avant les améliorations apportées afin de faire reculer cette pollution. En 2011, de nouvelle rames plus modernes ont été mises en circulation sur le RER A. "Ce matériel dispose d'un très bon freinage à récupération électrique et on a donc de plus faibles émissions de particules", explique Sophie Mazoué, responsable développement durable à la RATP. La même année, les trains de la ligne 1 du métro ont également été changés avec une diminution de 60% du taux de particules. D’autres améliorations techniques sont prévues l’an prochain. 

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