13 novembre : l'état d'urgence sans doute prolongé jusqu'à la présidentielle

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Les attentats du 13 novembre, trois ans après

ATTAQUES - Sébastien Pietrasanta, rapporteur PS de la commission d'enquête sur les attentats de 2015, estime ce samedi que l'état d'urgence sera sans doute prolongé en janvier prochain, "au moins jusqu'à la présidentielle".

Un an après les attentats de 13 novembre qui ont fait 130 morts, l'état d'urgence, ce régime d'exception qui permet aux autorités administratives (préfet, police) de prendre des mesures restreignant les libertés, est toujours en vigueur en France. Il a été une nouvelle fois prolongé fin juillet après les attentats de Nice. Et selon le député PS, Sébastien Pietrasanta, il pourrait l'être à nouveau "jusqu'à la présidentielle". 


"Je l'ai dit en juillet à l'Assemblée nationale : seul un consensus politique, républicain, peut nous en sortir. Mais comment voulez-vous que cette décision soit prise après ce qu'il s'est passé à Nice, entre autres, et alors que nous sommes en pleine période pré-présidentielle ?", fait valoir le député PS dans L'Obs.

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Quelle sera la responsabilité de celui qui lèvera l'état d'urgence ?Sébastien Pietrasanta

"Quelle sera la responsabilité de celui, en l'occurrence le président de la République ou le Parlement dans son ensemble, qui lèvera l'état d'urgence ?", ajoute-t-il. "Qui osera le faire ? Je ne me fais aucune illusion, je suis convaincu qu'il sera à nouveau prolongé en janvier, au moins jusqu'à l'élection présidentielle" d'avril et mai 2017, prévient Sébastien Pietrasanta, qui regrette la "surenchère" actuelle, liée selon lui à la campagne de la primaire de la droite et à la future campagne présidentielle.


Pour lui, inscrire l'état d'urgence dans le temps "revient nécessairement à le galvauder". "Néanmoins, la prolongation de l'état d'urgence permet la poursuite de certaines assignations à résidence, ou au préfet de prendre des dispositions particulières en matière d'ordre public", explique le député des Hauts-de-Seine.


Un an après les attentats, Sébastien Pietrasanta estime que des progrès ont été faits, "même s'il reste beaucoup à faire", dans la "coopération européenne" ou entre les différents services.

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