La bataille autour de la mairie de Grenoble se resserre

La bataille autour de la mairie de Grenoble se resserre

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MOBILISATION - Après avoir été désinvesti par l’état major du PS, Jérôme Safar a fait une démonstration de force ce mercredi à Grenoble en invitant dans son local de campagne plusieurs dizaines de soutiens du monde économique, associatif et culturel. De son côté, Matthieu Chamussy se lance dans une campagne offensive pour récolter les voix qui lui manquent.

Le PS l’a désinvesti . Qu’à cela ne tienne. Le candidat Jérôme Safar a repris en main sa campagne dès ce mercredi en invitant ses soutiens dans une démonstration de force à son local de campagne. Représentants de la CCI, du Medef, de la MC2, notaires, artistes, chefs d’entreprise ou acteurs associatifs, une dizaine d’entre eux ont rappelé au micro pourquoi ils souhaitaient que Jérôme Safar se maintienne envers et contre l’avis de l’état-major du PS.  

"Grenoble ne méritait pas un accord artificiel de dernière minute", a souligné Georges Burba, président de la chambre des métiers et de l’artisanat. "Hier, j’ai renversé la table et dit non pour vous, pas pour moi", a souligné Jérôme Safar. "Comment accepter de partir sur un accord improbable où l’on n’est d’accord sur aucun dossier ? Il est temps d’en finir avec la politique à la papa. Nous irons jusqu'au bout", a affirmé le dauphin de Michel Destot. Un pari risqué, mais qui lui permettra de compter sur les voix du centriste Philippe de Longevialle (4% au premier tour) et du candidat de la société civile, Denis Bonzy (3,53%), qui ont annoncé leur ralliement à Jérôme Safar mercredi, en début d’après-midi.

L’UMP voit plus haut

Qu’à cela ne tienne, répond le candidat UMP Matthieu Chamussy, qui mise sur une stratégie offensive, en demandant que "les Verts rendent publiques la teneur des négociations avortées avec Jérôme Safar". Un tract, où l’on peut voir Jean-Luc Mélenchon dans l’ombre du candidat Eric Piolle, a également été imprimé par l’UMP "afin de montrer le véritable visage du candidat". Matthieu Chamussy a par ailleurs annoncé la venue, ce jeudi, du député UMP et candidat Hervé Gaymard ainsi que du commissaire européen Michel Barnier pour le soutenir. Il a également reçu le soutien de l’ancien président de la CCI de Grenoble, Gilles Dumolard, et de plusieurs colistiers de Denis Bonzy, tels qu’Adrien Fodil.

C’est dans cette course acharnée que la coalition EELV-PG menée par l'écologiste Eric Piolle et arrivée en tête au premier tour (29%), a appelé à "une fin de campagne digne et républicaine". En cause ? L’envoi de chaines de SMS et d’emails visant à salir le parti : "Les rumeurs les plus folles circulent sur ce que serait notre position concernant la liberté de culte et la question de l'abattage rituel des animaux. Ceci est évidemment mensonger", ont rappelé les membres du rassemblement dans un communiqué de presse. 

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