La clinique Pasteur inaugure un grand potager sur son toit

La clinique Pasteur inaugure un grand potager sur son toit

INITIATIVE - Conçu par la start-up toulousaine Macadam Gardens, ce jardin de 500 m² fournira une fois par mois les repas de la cantine de l'établissement et permettra aux salariés et aux patients de prendre une pause en jardinant.

Les légumes sont bons pour la santé. Les cultiver aussi, si l'on en croit l'initiative de la clinique Pasteur qui vient d'inaugurer un potager de 500 m² sur son toit, en plein cœur de Toulouse. Depuis une quinzaine de jours, haricots verts, tomates, basilic, fraises et framboises s'épanouissent dans des grandes jardinières en géotextile avec vue sur le centre-ville.

Cet après-midi-là, Jean-François Bellois, l'un des chefs cuisiniers de l'établissement s'enquiert du soin à apporter aux courgettes qu'il cuisinera bientôt pour les patients et salariés. "Il ne faut pas trop couper de feuilles pour garder un équilibre avec les fleurs", conseillent Alexandre Belin et Cédric Jules de Macadam Gardens, la start-up toulousaine à l'origine de ce projet.

Cent cinquante kilos de tomates cet été

Après avoir livré ce jardin clé en main, les deux jeunes entrepreneurs passeront bientôt le relais au personnel et aux patients, notamment ceux souffrant de maladies chroniques, qui pourront venir cultiver le potager le temps d'une pause. Pour cela, ils seront épaulés par d'anciens salariés de Pasteur, des travailleurs handicapés de l'établissement et du service d'aide par le travail (ESAT) de Nailloux qui fournit déjà les légumes bio pour les 300.000 repas servis chaque année à la cantine.

Dès cet été, le potager sur le toit fournira 150 kilos de tomates et une soixantaine de kilos de haricots verts. Une fois par mois, les cuisiniers prépareront ainsi un menu entièrement issu du potager. Un drive de légumes pour les salariés pourrait même voir le jour.

Créer du lien entre l'équipe et les patients

Mais le but n'est pas de devenir autosuffisant. "Nous voulons inventer, créer du lien entre l'équipe et les patients. La majorité d'entre eux a très vite adhéré au projet", se réjouit Olivier Collet, directeur technique de la clinique. "C'est aussi un support pour sensibiliser à la perte de biodiversité, à travers des espèces anciennes, une quarantaine de variétés de tomates et des fleurs comestibles", ajoute Alexandre Belin.

Les 20.000 euros investis dans ce jardin seront amortis en trois ans. De quoi réfléchir à un nouveau projet : transformer la grande jardinière du patio en potager pour que les patients puissent cultiver quelques légumes pendant leur traitement en chimiothérapie.

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