La fraude dans les transports a la vie dure

La fraude dans les transports a la vie dure

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TRANSPORTS – Avec 22 millions d’euros de perte, la fraude dans les transports marseillais est une épine dans le pied de la RTM. La régie réfléchit à différentes mesures pour lutter contre ce phénomène.

Une fraude aux multiples visages. Que ce soit le saut de tourniquet dans le métro, l’absence de titre dans les bus ou la non-validation aux bornes, la fraude dans les transports en commun est une épine dans le pied de la Régie des Transports de Marseille (RTM). En 2013, elle a estimé le taux de fraudeurs à 22 %. Dans le détail, elle est évaluée à 25 % dans les bus, à 9,5 % dans les tramways et 16 % dans le métro. Mis bout à bout, le manque à gagner pour la régie est tout de même de 22 millions d’euros sur une recette globale de 100 millions.

"On est dans une situation stable. Il n’y a pas d’amélioration ni de détérioration", analyse Pierre Reboud, directeur général de la RTM. "On aimerait que ça baisse, mais on est content que ça n’augmente pas", poursuit-il.

Pas de gratuité pour lutter contre la fraude

Sans surprise, le directeur général estime qu'"il faut travailler sur les endroits où ils se concentrent les fraudeurs". Facile à dire, pas facile à faire. Notamment sur des lignes de bus où le taux peut atteindre les 75 %. Pour être efficace, la RTM mise sur les contrôles aux endroits stratégiques, là où se trouvent des "points de convergence" entre les bus et les métros. Faute de financement, Pierre Reboud ne mise pas forcément sur un renforcement des agents. "Ça ne répond pas au sujet et c’est un puits sans fond", assure-t-il.

Prochainement, un volant de mesures devrait être annoncé pour lutter contre ce phénomène. Outre les amendes comprises entre 68 et 160 euros qui seront maintenues, la RTM réfléchit à de "petites amendes" de 5 euros pour les infractions mineures. La piste de la gratuité pour les moins de 25 ans ou autres est, elle, exclue du champ de réflexion. "C’est en contradiction avec l’exigence de l’amélioration de la qualité des transports. Pour cela, il faut des moyens et c’est l’usager qui les fournit avec son titre de transport".
 

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