La maire d'Aix devant le juge pour une affaire d'emplois présumés fictifs

La maire d'Aix devant le juge pour une affaire d'emplois présumés fictifs

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POLITIQUE - Maryse Joissains, maire (UMP) d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), récemment réélue, était entendue mardi par un juge d'instruction dans le cadre d'une affaire d'emplois présumés fictifs ou de complaisance/

Ce mardi, la maire d'Aix fraichement réélue a un rendez-vous bien particulier. "Je suis convoquée par le juge (...) et je vais répondre avec tous les éléments à ma disposition", déclare Maryse Joissains à l'entrée du tribunal de grande instance. Et d'ajouter... "J'espère bien ressortir sans problème."

L'élue UMP est entendue dans le cadre d'une affaire d'emplois présumés fictifs ou de complaisance. Des accusations qu'elle réfute en bloc. "Je n'ai aucun état d'âme, j'ai géré la ville et la CPA (Communauté du Pays d'Aix) pendant treize ans avec trois milliards d'euros de budget, et j'ai géré avec la plus grande rigueur", a-t-elle assuré, disant être "l'objet d'une dénonciation de gens qui m'en veulent". "Je ne suis pas inquiète du tout, il n'y a aucun problème", a-t-elle répété, entourée de ses trois avocats Gaëtan Di Marino, Mireille de Portalon et Alain Roustan.

Trois postes contestés

D'abord fixée à janvier, cette convocation avait été reportée à sa demande et celle d'un de ses conseils. La maire avait été placée en garde à vue le 26 décembre par la brigade financière de la police judiciaire de Marseille, sur commission rogatoire du juge aixois. Elle était ressortie libre huit heures plus tard sans charge contre elle.

Dans la ligne de mire des enquêteurs, le statut du directeur des services de la CPA et l'emploi d'une collaboratrice de son cabinet, chargée d'une mission concernant les animaux. Sont en cause également la promotion de son chauffeur en catégorie A, le plus haut grade dans la fonction publique, et le recrutement du fils de ce dernier à la CPA.

"Mme Joissains justifie totalement et légalement l'existence des trois postes contestés mais elle prouve de plus qu'ils ont largement bénéficié à la collectivité. Prétendre qu'un seul des emplois serait fictif relève d'une très grave extrapolation", arguent ses proches, qui appellent à "clôturer le dossier".

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