La Redoute : CFDT, CGT et SUD refusent le plan social, malgré l'ultimatum

La Redoute : CFDT, CGT et SUD refusent le plan social, malgré l'ultimatum

DirectLCI
SOCIAL – Les trois syndicats n'ont pas signé le protocole d'accord proposé par la direction de l'enseigne nordiste. En conséquence, le plan social pourrait se régler par un recours au tribunal de commerce. Certains salariés se sont poutant déclarés ce vendredi favorables au plan social.

L'affaire pourrait se régler devant le tribunal. Les syndicats CFDT, CGT et SUD ont refusé ce vendredi de se plier au nouvel ultimatum des futurs repreneurs de La Redoute qui prenait fin à 14 heures Ils n'ont pas signé le protocole d'accord du plan social, ouvrant la voie à un recours au tribunal de commerce.

Tandis que le syndicat des cadres, la CFE-CGC, a signé ce jeudi l’accord de cession, certains salariés ont également manifesté ce vendredi, devant le siège de l'entreprise à Roubaix, avec des pancartes : "Signez pour La Redoute", craignant la fin de La Redoute. Une assemblée générale des salariés est prévue ce lundi pour décider de l'avenir de la mobilisation.

Prêts à aller jusqu'au bout

"SUD, CGT et CFDT se sont prononcés contre la signature et les salariés sont prêts à aller jusqu'au bout", a indiqué Fabrice Peeters, délégué CGT, alors que l'actionnaire Kering avait conditionné la cession de l'entreprise à deux de ses cadres à un accord sur les mesures sociales d'accompagnement.

"C'est François-Henri Pinault qui est responsable de tout ce qui se passe dans cette entreprise, c'est lui qui a vidé les caisses pendant des années, c'est lui qui l'a mis au fond du trou et c'est lui qui maintenant est prêt à l'abandonner avec 2 400 salariés, ce n’est certainement pas la faute des syndicats et des salariés qui défendent leur avenir", a-t-il ajouté.

Arrêter de financer les pertes

"Il ne fallait pas signer parce que Pinault, il a les sous", a déclaré en larmes une salariée ayant 40 ans d'ancienneté au sein de l'entreprise. "Ils me retirent mon plan épargne, ma mutuelle, j'en suis à 896 euros par mois", a-t-elle ajouté.

Kering (ex-PPR) a engagé la cession de La Redoute à Nathalie Balla et Eric Courteille, respectivement PDG de La Redoute et secrétaire général de sa maison mère Redcats, pour se recentrer sur le luxe. Ces derniers ont annoncé le 9 janvier la suppression de 1 178 des 3 437 postes de La Redoute. Mercredi, l'actionnaire Kering avait annoncé qu'en l'absence d'accord majoritaire des syndicats sur le plan de modernisation des futurs repreneurs, il ne "continuerait pas à financer les pertes de La Redoute".

Plus d'articles