La revente de billets du XV de France finançait le milieu marseillais

La revente de billets du XV de France finançait le milieu marseillais

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FAIT DIVERS - "Une information judiciaire a été ouverte" autour de circuits présumés de blanchiment d'argent passant notamment par la revente de billets de matches du XV de France.

L’affaire pourrait entacher le rugby français. Dans son édition de mercredi, le Canard Enchaîné révèle les circuits de revente douteux de places pour les matches du XV de France lors du tournoi des 6 nations. Selon l’hebdomadaire satirique, le milieu du banditisme marseillais aurait blanchi de l’argent sale, provenant du trafic de drogue, de la prostitution et du racket, via la billetterie de la Fédération Française de Rugby (FFR).

Un stratagème bien rodé puisque les billets auraient été achetés au siège de la FFR à Marcoussis (Essonne) avec "le feu vert de la Trésorerie générale", souligne une source proche de l’enquête. Les billets étaient ensuite revendus sur divers sites Internet. Inquiété, Ahmed Arbib, dirigeant de la société Passion Events, a finalement été mis hors de cause selon son avocat. Contrairement à ce qu'avait d'abord indiqué par erreur le parquet de Marseille, le fondateur de la société n'a pas été interpellé dans cette affaire.

Les achats en liquide suspendus

Pour le moment, la FFR n’a souhaité faire aucun commentaire. Selon Christian Garnier, successeur de René Hourquet à la Trésorerie générale,la FFR "n'accepte plus jamais 1 euro en liquide (...) et on exige une traçabilité de tous ceux qui achètent en gros". Selon La Provence, le vaste coup de filet opéré mardi dans les Bouches-du-Rhône et la région parisienne dans une affaire d'extorsion de fonds, qui a permis l’arrestation de 11 personnes dont Franck Barresi, fiché au grand banditisme, serait lié à cette affaire de revente de billets. 

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