La sécurité des lycéens en questions à Marseille après la mort de Mikaël, 16 ans

FRANCE

FAIT DIVERS – Au lendemain de la mort d’un lycéen de 16 ans poignardé pour une futile raison à la sortie du lycée Camille Jullian dans le 11ème arrondissement de Marseille, des lycéens craignent pour leur sécurité et demandent des dispositifs.

Une mort terrible pour un jeune plein de vie. Toujours souriant, fan de belles voitures, bon camarade, membre des scouts et sportif émérite au club de sambo de Saint-Pierre, Mikaël laissera à ses camarades du lycée Camille Jullian dans le 11ème arrondissement de Marseille, le souvenir d’un adolescent "remarquable" comme le décrivait à metronews l’un de ses amis le soir du drame .

"Il n’y avait pas une once de méchanceté en lui", se souvient Haik, la gorge serrée et les yeux rougis par l’émotion. "Je n'arrive pas à croire que ça lui soit arrivé", ajoutait en pleurs un lycéen inconsolable devant les grilles du lycée où l'agression s'est déroulée. Si l’enquête a rapidement été menée par la brigade criminelle de la Sûreté urbaine (voir encadré ci-dessous), les questions sur la sécurité de l’établissement jaillissent dans la bouche de certains lycéens.

Des chamailleries mais un lycée réputé calme

"Ce n’est pas la première fois qu’un élève se fait menacer", témoigne un de ses camarades préférant rester anonyme. "J'ai déjà été victime d'intimidations. Aujourd’hui, j’ai peur de retourner en classe". Pour un autre élève, c’est la sortie des cours qui pose problème. "Il y a souvent des chamailleries en fin de journée. Je ne comprends pas qu’il n’y ait pas plus de vigiles", s'interroge-t-il.

Réputé calme, Camille Jullian ne fait pas partie des lycées où des médiateurs sociaux sont présents à la fin de la journée. "Treize établissements à Marseille qui avaient été signalés font partie du dispositif, signale Jean-Marc Coppola, vice-président du conseil régional délégué aux lycées, mais celui-ci ne rencontrait pas de soucis particuliers". Conscient de l’émoi à la suite du drame de lundi, l’élu se dit à l’écoute pour prendre des mesures. "On sera là pour aider, ajoute le directeur départemental de la sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel, précisant que la sécurité absolue n’existe pas face à la bêtise humaine".
 

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