La SNCM en redressement judiciaire, et après ?

La SNCM en redressement judiciaire, et après ?

JUSTICE – La SNCM a été placée vendredi en redressement judiciaires par le tribunal de commerce de Marseille. Une période d’observation de 6 mois va désormais s’ouvrir pour restructurer la compagnie maritime. Un moyen de sauver l’entreprise estime la direction. La chronique d’une liquidation pure et simple redoutent les syndicats.

Une "chance" selon la direction
"Cette décision du tribunal de commerce de Marseille est une décision responsable, qui donne une chance à la SNCM de se construire un nouvel avenir", estime Jean-Marc Janaillac, PDG de Transdev, actionnaire majoritaire de la SNCM (66%).

Evoquant "une nouvelle étape décisive", la direction de la SNCM a de son côté souligné que l'entrée en redressement judiciaire allait permettre "de lancer officiellement l'appel d'offres pour les repreneurs".

L’épineuse question de la DSP et des condamnations de Bruxelles
Durant la période des 6 mois, la SNCM va devoir se restructurer pour trouver un repreneur. Problème : la compagnie a été condamnée à rembourser 400 millions d’euros d’aides publiques jugées illégales. De plus, la délégation de service publique (DSP) pour la continuité territoriale vers la Corse n’est pas garantie à l’issue du redressement judiciaire. Cette DSP permet à la SNCM de toucher 600 millions d'euros jusqu'en 2022.

L’Etat veut peser sur l'Europe
Le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies a affirmé dans un communiqué que "l'objectif du gouvernement (était) de parvenir à la préservation d'un maximum d'emplois dans le cadre de la reprise de la délégation de service public" (DSP) pour assurer la continuité territoriale avec la Corse.

"Le gouvernement poursuit ses démarches auprès de la Commission européenne pour que les conditions d'une telle reprise soient réunies", ajoute M. Vidalies, qui était à Bruxelles mercredi.

L’attente des syndicats
Opposés au redressement judiciaire, les syndicats estiment que cette situation juridique va condamner l’entreprise à la liquidation judiciaire. "Des repreneurs, il n’y en a aucun pour le moment", assurait en début de semaine le secrétaire général des marins CGT, Frédéric Alpozzo.

"Leur souci, poursuit-il, c’est de savoir si la Délégation de service public (DSP) vers la Corse sera maintenue et si les condamnations de Bruxelles seront levées. Mais pour le moment, rien n’est garanti."

Réunis en assemblée générale ce vendredi sur le navire Danièle Casanova, les syndicats devraient prochainement communiquer sur leur position dans les jours à venir. Lundi dernier, la menace d’une grève d’ampleur avec les dockers et les agents du port n’était pas exclue.

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