La vie sexuelle des étudiants passée au crible

La vie sexuelle des étudiants passée au crible

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SANTE – Une mutuelle étudiante a étudié l’impact du cannabis ou des écrans sur les comportements sexuels des étudiants de Bretagne et des Pays de la Loire

La Smeba (Société mutualiste des étudiants de Bretagne-Atlantique) vient de décliner au niveau régional les résultats d’une enquête CSA, menée par voie postale auprès de 50 000 étudiants français. Elle y décortique les comportements sexuels des étudiants de Bretagne et des Pays de la Loire. Voici ce qu’il faut en retenir :

L’impact du cannabis. Si 29,7 % des étudiantes disent avoir déjà utilisé la pilule du lendemain, cette proportion grimpe à 54,5 % chez les "consommatrices modérées ou régulières de cannabis". Celles-ci ont aussi deux fois plus recours à l’IVG : 4,3 %, contre 1,4 % des non-fumeuses. L’impact du cannabis se mesure aussi (un peu) sur l’âge moyen du premier rapport sexuel : il intervient à 16 ans et 7 mois chez les fumeurs et fumeuses, contre 17 ans pour l’ensemble de la population.

L’impact de Facebook. 72,9 % des étudiants qui ont un compte Facebook ont déjà eu un rapport sexuel, une proportion qui tombe à 46,6 % chez ceux qui n’en ont pas… De même, 93 % des premiers disent s’être protégés lors de leur premier rapport, contre 89,6 % pour les seconds. La protection "systématique", lors des suivants, varie aussi selon le degré d’isolement des étudiants : seuls 72,5 % de ceux qui "n’ont personne avec qui discuter facilement de leurs problèmes personnels" prennent un contraceptif, alors qu’ils sont 78,8 % chez ceux qui "ont quelqu’un à qui en parler".

L’impact des jeux-vidéo. Au total, 29,3 % des étudiants de la région déclarent n’avoir jamais eu de rapport sexuel. Un chiffre qui grimpe à 33,3 % parmi ceux qui "jouent aux jeux-vidéo avec univers persistant", selon la Smeba.

Quelles solutions ? La Smeba, comme les autres mutuelles étudiantes régionales du réseau emeVia, milite pour un "chèque santé" qui prendrait en charge 50 % de la complémentaire santé. Elle voudrait aussi qu’une consultation gynécologique "100 % prise en charge par l’assurance maladie" soit assurée pour les jeunes femmes à 16, 18, 20, 22 et 25 ans.

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