L'adieu à Baudis : "c'était un gentleman à l'écoute des autres"

L'adieu à Baudis : "c'était un gentleman à l'écoute des autres"

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HOMMAGE – Plus d'un millier de personnes ont assisté aux obsèques de Dominique Baudis mercredi après-midi. Tous ont loué la proximité et la grandeur politique de leur ancien premier magistrat durant 18 ans.

Des visages tristes, des yeux rougis. Les Toulousains se sont déplacés en nombre pour assister aux funérailles de Dominique Baudis, l'ancien maire de la Ville rose. La foule était déjà présente vers 13 h eures pour applaudir la sortie du cercueil avant que le convoi funéraire rejoigne la cathédrale Saint-Etienne en empruntant la place Wilson et les boulevards.

Une heure avant que la cérémonie religieuse ne débute, la place St Etienne et les allées Frédéric Mistral sont déjà pleines à craquer. Sur le parvis de la cathédrale, on fait la queue pour écrire un mot ou plusieurs phrases sur les nombreux livres de condoléances installés sur des pupitres.

Un hommage mérité

"C'était un gentleman à l'écoute des autres", dit Henri, 79 ans, ancien médecin du centre-ville en reposant son stylo. "Je suis surpris par la présence de toute cette foule venue lui rendre hommage, mais il le mérite, maintenant il ne manque plus qu'à baptiser un lieu symbolique de Toulouse à son nom !"

Sur l'écran géant, les enfants de Dominique Baudis apparaissent les premiers devant le cercueil de leur père. "C'était un homme unique, aimant et droit", déclare Pierre aux côtés de Baptiste, son jeune frère, et de sa sœur aînée Florence les yeux rougis. Avant de saluer son courage face à la maladie et d'évoquer l'affaire Alègre.

Alliot-Marie, Douste Blazy et Cohen

"Il y a dix ans il a fait face à la calomnie, beaucoup ont perdu leur honneur. Pas lui". A leurs côtés de nombreuses personnalités ont pris place: l'ancienne ministre Michelle Alliot-Marie, Philippe Douste-Blazy qui a succédé à Dominique Baudis au Capitole , Pierre Cohen, Bernard Keller, Pierre Izard président du Conseil général.

Dehors la foule reste silencieuse et grave. On se protège comme on peut sous un journal ou un chapeau des premiers rayons du soleil printanier. Derrière la cathédrale St Etienne, près de 700 personnes ont pris place devant le second écran géant installé sur les allées ombragées Frédéric Mistral.

"Une relation simple avec les Toulousains"

"C'est lui qui a hissé Toulouse au 4ème rang des villes Françaises, pendant longtemps il s'est battu pour qu'Airbus et l'industrie aéronautique ne quittent pas Toulouse", se souvient Dalila, une quadra avec des lunettes noires sur le nez. César, 75 ans, lui est posté devant les grilles de l'édifice religieux. "Je suis ému et triste, glisse-t-il. C'était un maire qui avait réussi à tisser une relation simple et de proximité avec les Toulousains".

Le vieil homme ne quittera pas son poste jusqu'à la fin de l'office religieux. Et fera partie des nombreux anonymes vers 15 h 40 à applaudir chaleureusement la sortie du cercueil. Après cet hommage public, la famille de Dominique Baudis s'est retrouvée dans l'intimité pour la crémation, le dépôt des cendres intervenant jeudi au cimetière de Salonique.

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