L'aéroport Saint-Exupéry voit l'avenir en grand

FRANCE
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TRANSPORT - Alors qu’il enregistre une baisse de 1,7% du trafic passager au premier trimestre 2014, l’aéroport Saint-Exupéry se tourne déjà vers des projets d'envergure : extension du T1, création de 16 nouvelles lignes… Des liaisons avec les Etats-Unis et la Chine sont à l’étude.

Si l'année 2013 s’était achevée sur une bonne note, avec une progression du trafic passagers de 1,3%, 2014 s’annonce plus contrastée pour l’aéroport Saint-Exupéry. Alors qu’il annonce un recul de 1,7%, son président, Philippe Bernand, tient pourtant à nuancer les chiffres : "La compagnie Air France a enregistré une baisse de 10% de son trafic et a réduit son offre de siège de 18%. Pour autant, les autres compagnies ont progressé de 4,4%."

Depuis plusieurs années, l’aéroport Saint-Exupéry tente en effet de développer des alternatives à l’offre d’Air France, "qui ne représente plus que 37% du trafic contre 52% il y a sept ans". Les vols low cost atteignent désormais 25% du trafic.

"Des positions se consolident avec Lufthansa, Turkish Airlines qui connaît une croissance importante, ou les compagnies du Maghreb qui remontent en puissance", constate-t-il. En l’attente de l’obtention d’une autorisation qui lui permettrait de voler tous les jours, la compagnie Emirates a augmenté sa capacité début janvier en se dotant de deux Boeing 777. Cet été, ce sont également pas moins de 16 nouvelles lignes qui devraient ouvrir telles que Malaga, Séville, Toulon, Izmir, Héraklion, ou Catane…

Vers la Chine et les Etats-Unis

D’autres pistes sont à l’étude : "Nous aimerions que la ligne Lyon-Montréal, opérée par Air Transat, soit proposée toute l’année. Après une petite période de temporisation, nous reprenons aussi les négociations pour ouvrir un vol sur un grand hub des Etats-Unis, comme Chicago, Atlanta ou New York, notamment Newark pour ses facilités en matière de correspondances", glisse Philippe Bernand.

Des discussions sont en cours avec des compagnies chinoises pour proposer un vol direct vers la Chine. "Nous souhaitons aussi compléter le réseau européen, avec des destinations comme l’Europe de l’Est, la Pologne, la Scandinavie…" Pour ce faire, d’ici à 2016, l’aéroport livrera la première tranche des travaux de son nouveau Terminal 1, qui servira d’extension au T1 actuel et au T3 low cost. Un investissement de 260 millions d’euros sur cinq ans, qui ajoutera 70 000 mètres carrés à l'aérogare actuelle. "Ce sera un grand changement d’échelle, avec un aéroport de trois étages aux standards internationaux", conclut Philippe Bernand.

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