L'agent de sûreté de l'aéroport de Nice gagne son combat

L'agent de sûreté de l'aéroport de Nice gagne son combat

France
DirectLCI
JUSTICE - Le préfet des Alpes-Maritimes a rendu définitivement son "habilitation" à un agent de sûreté travaillant au contrôle des bagages en soute à l'aéroport de Nice-Côte d'Azur et qui avait été soupçonné de "radicalisation religieuse".

L'épilogue dans l'affaire de l'agent de sûreté musulman de l'aéroport de Nice, soupçonné de radicalisation religieuse. Le préfet des Alpes-Maritimes lui a rendu son habilitation ce lundi. Monsieur M. va donc pouvoir reprendre le travail. Vendredi, le tribunal administratif de Nice avait suspendu un arrêté pris par le préfet Adolphe Colrat pour "suspendre" durant deux mois cette habilitation accordée à ce père de famille âgé de 25 ans, afin d'accéder à la "zone réservée" de l'aéroport.

Dans son ordonnance, le juge des référés avait argué que la décision du préfet se fondait sur "des affirmations" et non sur "une note reprenant les conclusions de l'enquête des services de renseignements spécialisés".

"Des jalousies" ?

"Le changement de comportement, les attitudes et les propos prêtés à monsieur M. qui avaient été jugés incompatibles avec les exigences de la sûreté, n'ont fait l'objet que d'un signalement et non d'une note ou d'un document écrit émanant des services spécialisés comme le demande le juge administratif", a précisé la préfecture lundi. "Le préfet des Alpes-Maritimes a dans ces conditions décidé de restituer à monsieur M. son habilitation", conclut la préfecture.

Le 13 novembre, le préfet avait suspendu pour deux mois l'habilitation de ce père de famille âgé de 25 ans à cause d'un "certain nombre de présomptions", notamment de "prosélytisme".   La préfecture avait souligné que l'agent s'était renfermé sur lui-même , qu'il ne faisait pas la bise à ses collègues féminines, qu'il répondait en arabe à certains interlocuteurs et qu'il n'aurait "pas montré de répulsion" à l'évocation de certains "actes terroristes". Me Sefen Guez Guez, l'avocat de l'employé concerné, avait estimé que son client "est très populaire dans son entreprise" et des "jalousies" pourraient avoir poussé d'autres salariés à des "dénonciations calomnieuses".

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter