L'avenir de Nice-Matin entre les mains du tribunal de commerce

L'avenir de Nice-Matin entre les mains du tribunal de commerce

PRESSE – Les quatre candidats à la reprise du groupe de presse ont été entendus ce lundi après-midi. La décision est attendue sous une huitaine de jours.

Entre orages violents et timides éclaircies, la météo était raccord avec l'ambiance au sein du groupe Nice-Matin. Ce lundi après-midi, plusieurs centaines de salariés du journal en grande difficulté financière se sont regroupées devant le tribunal de commerce de Nice réuni, à huis clos, pour entendre les projets respectifs dans quatre candidats repreneurs.

L’homme d’affaires Georges Ghosn (ancien propriétaire de La Tribune et France Soir) propose d'investir 15 millions d’euros et de licencier 239 salariés, avec l'objectif de faire de Nice-Matin un titre plus régional et national, au détriment de l'information hyperlocale. Xavier Ellie (président de la Société normande d'information et de communication qui édite Paris Normandie notamment) a quant à lui annoncé au tribunal qu'il soutenait finalement l'offre de reprise des salariés.

Tapie veut Corse-Matin

Ces derniers ont créé une société coopérative (Scic) financée par de nombreux dons , mais aussi une subvention de 2 millions de la Région Paca et par Bernard Tapie. L'homme d'affaires Marseillais n'est plus partenaire des salariés mais il propose de racheter les 50% de Corse-Matin qui lui manquent (4,5 millions) ainsi que les locaux des agences locales propriété du journal (3,5 millions).

Le projet des salariés tiendrait la corde avec celui du groupe de presse belge Rossel (qui détient déjà Le Soir, La Voix du Nord, L'Union), associé au spécialiste du BTP monégasque Marzocco et à l'homme d'affaires franco-libanais Iskandar Safa. Souriant malgré les slogans hostiles, Michel Nozière, le président du directoire Voix du Nord Investissement holding, s'est refusé à tout commentaire avant l'audience. Il devait proposer d'injecter 50 millions dans l'entreprise et de se séparer de 376 salariés. C'est le projet le plus ambitieux financièrement… et le plus rude socialement.

En face, le projet de Scic des salariés de Nice-Matin prévoit seulement 159 départs, tous "volontaires". Dans l'hypothèse où le tribunal retiendrait cette offre, les six membres du comité de direction de Nice-Matin ont fait savoir qu'ils comptaient démissionner. Privé de direction, l'entreprise devrait en outre trouver près de 1,2 million supplémentaire pour financer leurs indemnités de départ. Une éventualité qui pourrait affaiblir l'offre des salariés au profit de celle de Rossel. La décision du tribunal de commerce sera rendue dans quelques jours.

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