Le blocus de l'université Jean Jaurès suspendu

Le blocus de l'université Jean Jaurès suspendu

EDUCATION –De nombreux cours ont été supprimés jeudi en raison du blocage de la faculté par des étudiants. Si la levée a été décidée en milieu de journée, une nouvelle journée de mobilisation est prévue mardi.

Le blocus de la fac du Mirail est levé temporairement. L'université Jean Jaurès ne sera restée finalement inaccessible qu'une seule journée … avant une nouvelle action mardi prochain.

Jeudi, l'assemblée générale qui aura réuni un millier d'étudiants, a voté la levée des barricades érigées au petit matin. Mais le Comité de lutte, qui rassemble les étudiants grévistes, a aussitôt opté pour une nouvelle opération de blocage dès le début de la semaine prochaine.

"Il faut que l'université reste ouverte"

"Ils disent qu'ils veulent sauver leur université mais en menant ce type d'action c'est le contraire qu'ils sont en train de faire", lancent dépitées Mathilde et Manon, inscrites en lettres modernes et histoire de l'art.

Ce matin, une montagne de chaises et de bureaux obstruait les entrées menant aux salles de cours. "Pour les gens qui préparent des concours, il faut que l'université reste ouverte", martèlent les deux jeunes filles.

Des cours annulés faute de place

Florian, Marine et Méline, étudiants en Langues étrangères appliquées (LEA) et sciences du langage ne partagent pas cette position.

"En début d'année, certains profs ont annulé leurs enseignements car les amphithéâtres étaient saturés, il y avait des gens assis sur les marches et certains ont dû rebrousser chemin faute de place", explique Florian. Pour Méline et Marine, s'inscrire dans la lutte est nécessaire. "Car on est partis pour étudier ici plusieurs années!".

Si la mobilisation pour réclamer davantage de crédits fait la quasi-unanimité, les autres mots d'ordre des grévistes, pèle mêle la baisse des crédits, la dénonciation des violences policières ou l'arrêt du barrage du Sivens, suscitent davantage de perplexité.

"Cela décrédibilise le mouvement", regrette Marie-Hélène Garelli, enseignante en langues anciennes.Un argument qui visiblement n'a pas dissuadé les partisans du blocus prêts à renouveler leur opération mardi.

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