Le carnaval de Nice boit la tasse

Le carnaval de Nice boit la tasse

France
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MANIFESTATION – Victime à la fois des Jeux olympiques, de la météo et de la crise en France et en Europe, la 130e édition du carnaval de Nice s’achève sur un bilan morose.

L’heure est au bilan pour le carnaval de Nice . Et hier, l’office du tourisme, organisateur des festivités, ne pouvait que constater les dégâts, expliquant que les effets de "la récession ont été nettement ressenti sur cette édition". Combien de visiteurs en moins ? On ne le saura pas, l’office du tourisme ne communique plus de chiffres précis depuis l’an dernier. Jusqu’en 2012, la fréquentation était en hausse continue, pour atteindre plus de 192 000 billets payants cette année-là. L’an dernier, elle était retombée à 187 000 billets. Et donc sans doute beaucoup moins cette année…

En cause, la météo, notamment celle du 1er mars qui a entraîné l’annulation du corso carnavalesque illuminé en nocturne. "Sans cet événement, la fréquentation aurait été somme toute assez stable", note l’office du tourisme. À quoi il faudrait ajouter aussi la conjonction des vacances scolaires et l’attrait des JO de Sotchi…

Des médias en nombre

Les organisateurs font toutefois remarquer que toutes les manifestations , et notamment les batailles de fleurs, ont rencontré cette année un vif succès auprès des spectateurs. Ils se félicitent aussi d’une bonne couverture média, notamment de la part des médias asiatiques (l’agence Chine Nouvelle avait fait le voyage), gage de visiteurs l’an prochain quand le Roi de la musique succèdera au Roi de la gastronomie. Cependant, la venue cette année de Gérard Depardieu lors de l’ouverture du carnaval, si elle avait agité les JT, n’a semble-t-il eu que peu d’effets sur la fréquentation…

Bilan mitigé aussi pour les hôteliers

Michel Tschann, président du syndicat des hôteliers de Nice, dresse un constat similaire. "Le bilan de la fréquentation hôtelière est plutôt en baisse par rapport à l’an dernier du fait des problèmes météorologiques", explique-t-il. Selon lui, les problèmes ont commencé avant même le début du carnaval, avec un mois de janvier pourri qui a refroidi certains de passer une réservation. Une grosse partie du marché se trouve également en Grande-Bretagne. Or, il y a eu des inondations dans le sud du pays, bloquant certains visiteurs. La baisse de fréquentation est sensible aussi chez les Japonais, la clientèle habituelle des 4 et 5 étoiles, friande de culture et de folklore locaux. Idem pour les Italiens.

Enfin, la neige, tombée en abondance, a joué contre le Roi. Dans ces conditions, certains vacanciers ont certainement favorisé les vacances au ski. Mais Michel Tschann ne veut pas noircir le tableau :  Carnaval reste un grand ballon d’oxygène en hiver pour les hôteliers de la Côte d’Azur. Sans cette manifestation, beaucoup d’hôtels fermeraient leurs portes."
 

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