Le carnaval de Nice se prépare à la menace terroriste

Le carnaval de Nice se prépare à la menace terroriste

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SECURITE – Trois jours après l'attentat contre des militaires dans le centre de Nice, beaucoup de Niçois s'interrogent sur la sécurité du carnaval, qui débute dans une semaine. La ville assure que la sécurité sera maximale.

Alors que les tribunes ont déjà poussé sur la place Masséna, et qu' à la maison du carnaval on peaufine les chars , "il n’est pas question d’annuler carnaval" affirme ce jeudi matin Christian Estrosi, le maire UMP de Nice, sur Twitter. "Toutes mesures de sécurité ont été prises. Je serai semaine prochaine en réunion place Beauvau [au ministère de l'Intérieur]" précise l'élu. "Nous multiplions les réunions avec les services et l'Etat".

La préfecture des Alpes-Maritimes confirme à metronews que les réunions vont s'enchaîner toute la journée "avec l'ensemble services Etat et grandes collectivités, comme villes de Nice et Cannes". Il s'agit pour tous les acteurs de la chaîne de sécurité de coordonner leurs procédures, dans le cadre du relèvement du plan Vigipirate au niveau "Alerte attentat". C'est le Premier ministre, Manuel Valls, qui a pris jeudi après-midi la décision de passer le plan Vigipirate à son niveau le plus élevé dans les Alpes-Maritimes, comme en Ile-de-France depuis quatre semaines.

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Ouverture des sacs et palpations

Peu d'informations filtrent sur le dispositif de sécurité propre au carnaval de Nice. "Nous avions déjà acté il y a plusieurs semaines le principe de l'ouverture des sacs des spectateurs à l'entrée de l'enceinte du carnaval, indique à metronews l'adjoint au tourisme, Rudy Salles. Il y aura également des palpations aléatoires, et, comme chaque année, les démineurs vérifieront les tribunes avant chaque corso". L'enjeu est de rassurer les touristes, et surtout les Niçois. "Nous n'avons pas eu de réservations annulées, mais c'est vrai qu'à Nice les gens sont dans l'expectative" reconnaît l'élu.

La ville de Nice héberge depuis plusieurs semaines déjà 350 militaires, déployés dans le cadre de la protection des sites sensibles de la capitale azuréenne et de ses alentours. L'ensemble de ces effectifs devraient rester, et la protection du carnaval bénéficiera cette année de "moyens supplémentaires", assure Rudy Salles, sans donner plus de précisions. Un corso carnavalesque ou une bataille de fleurs peut rassembler jusqu'à 20.000 personnes.

L'an dernier, un "projet d'attentat" avait été déjoué . Selon certaines sources, il ciblait le carnaval de Nice. En 1991, en pleine guerre du Golfe, le carnaval de Nice avait été annulé.

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