Le casse-tête de la réforme des rythmes scolaires à Marseille n’est pas terminé

Le casse-tête de la réforme des rythmes scolaires à Marseille n’est pas terminé
FRANCE

EDUCATION – Après des mois de bras de fer avec le gouvernement, le maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a trouvé un accord il y a deux semaines sur l’application de la réforme des rythmes scolaires. Pour autant, rien n’est encore vraiment réglé.

A Marseille, les parents d’élèves n’ont pas fini d’avoir la migraine. Il est en effet difficile de savoir comment se déroulera la rentrée de septembre alors que le maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a engagé un véritable bras de fer avec le gouvernement sur l’application de la réforme des rythmes scolaires.

Dans une ambiance tendue, le rectorat et la municipalité ont finalement trouvé il y a deux semaines un accord sur la question de l’emploi du temp s. Comme à Lyon, les activités périscolaires seront regroupées le vendredi. Mais le temps presse. A l’inverse de la cité des Gaules , aucun directeur d’école à Marseille ne sait pour le moment quelles activités seront proposées aux enfants à la rentrée prochaine. Dans l’urgence, la mairie a fait voter lundi une délibération pour "autoriser le lancement des procédures de marchés publics" auprès des associations en charge de l'animation des activités périscolaires.

Un référent pour chaque école

Afin de coordonner au mieux ces activités du vendredi après-midi, la mairie va nommer un référent pour chaque groupe scolaire. "Ils surveilleront la qualité des associations et un comité de suivi se mettra en place avant les vacances de la Toussaint", assure l’adjointe à l’Education, Danièle Casanova.

"C’est bien qu’il y ait des référents, concède Séverine Gil de la coordination Parents 13, mais au lieu de monter un projet éducatif pour l’ensemble des écoliers de Marseille, il y aura des déséquilibres. Chaque référent fera avec les activités qu’il a à proximité de l’école", redoute-t-elle.

Par souci d’équité, la mairie assure que les écoliers des différents arrondissements de la ville auront les mêmes activités comme de la voile. "J’en doute, répond Séverine Gil. Déjà que certaines écoles ont à peine l’argent pour faire des sorties éducatives".
 

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