Le CHU de Nantes fabrique son propre détergent écolo

Le CHU de Nantes fabrique son propre détergent écolo

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ENVIRONNEMENT – A l'Hôtel-Dieu, le CHU de Nantes a remplacé 80% de ses produits ménagers par un mélange d’eau et de sel, deux fois moins cher et tout aussi efficace.

C'est le premier hôpital de France à avoir acheté une telle machine. Depuis huit mois, le CHU de Nantes fabrique son propre détergent et son propre désinfectant avec un appareil qui transforme l’eau et le sel par le biais de l’électrolyse . Les deux produits résultant sont "ultra-écologiques" et "aussi efficaces" que leurs prédécesseurs, mais aussi "deux fois moins chers", selon la direction de l’établissement.

Fabriquée par la société française Cleanea, la machine – raccordée au réseau d’eau de la ville – permet en effet d’ajuster la quantité de produit nécessaire aux surfaces à nettoyer. "On va économiser au minimum 1600 mètres cubes d’eau par an", calcule ainsi Stéphane Baudoux, responsable du processus d’entretien des locaux du CHU. La fabrication sur place va aussi alléger le bilan carbone de l’hôpital, qui fait venir chaque année 52 tonnes de produits ménagers – à répartir sur ses différents sites – pour nettoyer ses quelque 450 000 mètres carrés de surfaces. "C’est moins de CO2, moins de cartons à déballer, moins de bidons de plastique à jeter", résume Stéphane Baudoux.

Des chariots moins lourds

Le détergent et le désinfectant fabriqués sont aussi "moins agressifs pour la santé des agents". Et évitent, de fait, le "surdosage" chez ceux qui ont la main lourde… "Il y en a toujours qui sont réfractaires au changement, observe Nathalie David, chef d’équipe du service d’entretien de l’Hôtel-Dieu, qui teste la machine. Mais cela simplifie leur travail et allège leur chariot de nettoyage : les deux produits remplacent 80% de ceux qu’on utilisait avant (crème à récurer, produit WC, produit à vitres…)."

L’expérience, très concluante, pourrait ainsi être généralisée à l’ensemble du futur CHU regroupé sur l’île de Nantes : le produit y serait acheminé dans les différents services par le biais de canalisations dédiées. A terme, 800 agents d’entretien pourraient ainsi utiliser ce type de machine.

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