Le cigarettier Seita devrait annoncer la fermeture de son usine nantaise

Le cigarettier Seita devrait annoncer la fermeture de son usine nantaise

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SOCIAL – D’après le Figaro, le fabricant de cigarettes Seita, filiale du britannique Imperial Tobacco, devrait annoncer mardi, son projet de fermer l'usine de Nantes qui emploie 327 salariés, dans le cadre d'un plan de restructuration.

Les rumeurs planaient. Elles semblent aujourd’hui justifiées. D’après le Figaro, le fabricant de cigarettes Seita, filiale du britannique Imperial Tobacco, devrait annoncer mardi, son projet de fermer l'usine de Nantes , dans le cadre d'un plan de restructuration. Elle serait installée en Pologne.

La Seita a en effet convoqué un comité central d'entreprise extraordinaire. Selon les informations du quotidien, la Seita "devrait annoncer son projet de fermer la plus importante des deux dernières usines de cigarettes en France. Située à Carquefou, dans la banlieue de Nantes, elle emploie 327 salariés et a produit l'an passé 12,2 milliards de cigarettes blondes : principalement des Gauloises et des Gitanes."

Inquiétude des syndicats

Propriétaire de la Seita, le groupe anglais Imperial Tobacco a lancé un plan d'économie de 385 millions d'euros d'ici à 2018, dont 72 millions cette année. Et si la direction n’a encore jamais infirmé ni confirmé les rumeurs de fermeture de site de Nantes qui avaient couru fin mars , le projet de restructuration d'Imperial Tabacco à l’ordre du jour du comité avait soulevé les inquiétudes des syndicats, relayées dans la presse locale.

Cette restructuration devrait comprendre également la cession du centre de recherche et développement de Bergerac (30 salariés) et une réorganisation de la force de vente, "sans impact sur l'emploi", selon un représentant du personnel. Le centre de battage de tabac du Havre (100 salariés) et l'usine de Riom (200 salariés, 9 milliards de cigarettes) devraient être préservés. La hausse de 20 centimes du paquet de cigarettes intervenue début janvier se fait fortement sentir. Sur les trois premiers mois de l'année, les ventes chez les buralistes ont dégringolé de 8,9 % en volume et de 2,2 % en valeur, indique Le Figaro.
 

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