Le débat sur les lâchers d'ours dans les Pyrénées relancé

Le débat sur les lâchers d'ours dans les Pyrénées relancé

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ENVIRONNEMENT - Des experts du Museum national d’histoire naturelle préconisent de réintroduire au minimum six femelles dans le massif pyrénéen. De quoi relancer la querelle entre anti et pro ours.

Dévoilé en fin de semaine, un rapport des experts du Museum national d’histoire naturelle préconise de lâcher au minimum quatre femelles dans l'ouest du massif pyrénéen et deux femelles pleines dans le centre.

Selon les experts, ce sont même 17 ours qu'il faudrait réintroduire, au risque de voir l'espèce disparaitre à plus ou moins long terme. Avec 22 plantigrades répertoriés sur tout le massif pyrénéen, le rapport constate que l'état de conservation de l'ours n'est pas bon. Pour eux, l'habitat pyrénéen serait capable d'accueillir au moins 110 individus. Mais, même à 110, l'ours resterait en danger au regard des critères internationaux.

Un nouveau plan ours attendu avant fin 2014

De quoi donner de nouveaux arguments aux militants de la réintroduction du plantigrade. Pour Alain Reynes, l'un des associatifs pro-ours les plus éminents, le gouvernement ne peut plus se dérober. "Ils ont souhaité une expertise scientifique indépendante. C'est pas les associations, ni les pro ou les anti (qui parlent), c'est le Muséum d'histoire naturelle avec des experts étrangers. Si ça suffit pas (...) chacun en tirera la conclusion (...) que non seulement il y a pas de volonté de faire, mais on va finir par en conclure qu'il y a une volonté de ne pas faire".

De son côté, Bruno Besche-Commenge, un porte-parole des anti-ours, tonne contre le rapport du Muséum : "Si vous voulez une population viable dans les Pyrénées, c'est pas trois ou cinq ours qu'il faut réintroduire, c'est 250 !" Et de prévenir que si le ministre suit les conseils du Muséum, "il y aura le feu dans le massif".

Pour l'heure, Philippe Martin, le ministre de l’Ecologie n’a pas commenté le rapport. Un nouveau plan ours doit être élaboré par son ministère d'ici à la fin de l'année "avec toutes les parties prenantes" a-t-il assuré.

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