Le dernier voyage du Concorde

Le dernier voyage du Concorde

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AERONAUTIQUE. Le grand oiseau blanc est entré aujourd'hui dans le musée aéronautique Aéroscopia pour y prendre sa place définitive. Il y sera bientôt rejoint par l'A300 et le Super Guppy.

Le musée Aéroscopia a accueilli ce vendredi son premier résident de prestige. Restauré avec le soutien du département Héritage d'Airbus, le Concorde MSN1, l'un des premiers exemplaires construits à Toulouse, a quitté ce matin le site de l'usine Jean-Luc Lagardère où il se trouvait depuis plusieurs mois. L'avion supersonique a rejoint sa dernière demeure, dans le vaste hall du "parc de découverte aéronautique", qui doit ouvrir ses portes à l'automne prochain.

L'opération de mise en place, délicate, devrait prendre près d'une semaine. "Il est difficile de manœuvrer un engin de 82 tonnes dans un espace restreint, confirme Jacques Rocca, président d'Airbus Heritage. Mais heureusement la technologie existe : des coussins d'air vont être utilisés pour faire glisser plus facilement l'appareil et le positionner à son emplacement définitif." Le Concorde sera ensuite rejoint de la même façon par l'Airbus A300, premier modèle lancé par l'avionneur européen au début des années 1970, puis par le Super Guppy, l'avion cargo qui transportait les tronçons d'Airbus d'une usine à l'autre. Une vingtaine d'autres avions plus petits viendront également stationner à leurs côtés.

"Un véritable aboutissement"

"Après cela, le bâtiment pourra enfin être terminé et nous pourrons commencer à faire entrer les autres trésors que nous avons collectés et sauvegardés au cours des dernières décennies, se félicite Claude Terrazzoni, président de Terre d'Envol, qui regroupe toutes les associations aéronautiques gardiennes de la mémoire. C'est un grand moment, un véritable aboutissement pour toutes les personnes qui œuvrent depuis parfois plus de 30 ans à la conservation de ce patrimoine historique. Ce sont grâce à elles que le musée peut exister."

Profitant de l'attrait du grand public pour la chaîne d'assemblage de l'A380 située à 300 mètres du musée (et qui attire 150 000 visiteurs chaque année), Aéroscopia pourrait bien accueillir plus de 100 000 visiteurs dès sa première année d'ouverture. Le maire de Blagnac, Bernard Keller, table même sur 200 000 visiteurs annuels d'ici 3 ou 4 ans. "L'objectif d'Aéroscopia est non seulement de préserver et de présenter les plus belles réalisations industrielles de la région, mais aussi d'entretenir la passion autour des métiers de l'aéronautique, de susciter des vocations", a-t-il tenu à rappeler.
 

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