Le directeur d'Alcatel attendu mardi à Orvault : "Nous allons lui montrer notre amertume"

Le directeur d'Alcatel attendu mardi à Orvault : "Nous allons lui montrer notre amertume"

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SOCIAL – Après un nouveau débrayage la semaine dernière, les salariés du site d’Orvault, menacé de fermeture en 2015, doivent recevoir demain mardi la visite du directeur général du groupe Michel Combes.

Mardi, ils vont dire leur "amertume et leur incompréhension", face à cet "acharnement". Les salariés du groupe Alcatel à Orvault recoivent en effet la visite du directeur général du groupe, Michel Combes. Le moment est attendu : le haut responsable avait déjà annulé un premier passage, fin novembre, juste après l'annonce d'un plan social prévoyant la fermeture de l'antenne de télécoms en 2015 .  Au programme de sa visite : un entretien avec le préfet avant d’aller sur le site.

A Orvault, la tension n'est pas retombée, bien au contraire. Un nouveau débrayage a eu lieu la semaine dernière rassemblant, d’après les syndicats, 300 personnes. "La mobilisation a encore augmenté", estime Catherine Oger-Louet, du Comité d’entreprise. "En effet, le grand renfort de publicité fait sur le nombre de suppressions de postes qui baisse globalement en France a été ressenti comme une provocation puisque ce nombre est au contraire en forte augmentation à Orvault : il est passé de 128 suppressions annoncées en novembre à 161 la semaine dernière !"

Une annonce "pour rassurer les pouvoirs publics"

La direction d’Alcatel avait en effet annoncé le 15 janvier dernier un partenariat avec Altran, spécialisé dans le conseil en innovation, en vue de créer "un centre d’expertise et de services télécom sur le bassin d’emplois nantais". Une aberration, pour les syndicats : "Il s’agit d’externaliser les développements 4G réalisés à Orvault, ceci est en complète contradiction avec les priorités du plan présenté, qui prévoient au contraire le renforcement de la 4G dans le groupe."

Inquiets, les salariés voient dans cette annonce "un moyen d’externaliser une partie du plan social", fait pour "rassurer les pouvoirs publics".
 

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