Le fils d'une des victimes de Mohamed Merah se bat contre la maladie

FRANCE

FAIT DIVERS - Eden , 30 mois, se bat contre une malformation oculaire. Son père Abel Chennouf a été abattu par Mohamed Merah. Au moment des faits, la compagne de ce dernier était enceinte de 7 mois. Le choc provoqué par le drame serait pour elle à l'origine des difficultés de son petit garçon.

Eden a deux ans et demi. Il n’a jamais connu son père, et pour cause. Ce dernier, Abel Chennouf, a été abattu le 15 mars 2012, à Montauban, par Mohammed Merah. Au moment de la tragédie, sa compagne Caroline était enceinte de sept mois et comme si ce drame ne suffisait pas aujourd'hui la jeune femme et son petit garçon sont à nouveau confrontés à une lourde épreuve : Eden est malade.

Comme le relatent nos confrères de La Dépêche du Midi , l'enfant souffre depuis sa naissance d'un trouble de la vue qui se caractérise par une perturbation de la coordination des muscles de l'œil.
"Il porte des lunettes. Et quand il vous regarde, son visage est incliné ou tourné à 30°, explique son grand-père, Albert Chennouf-Meyer, le père d'Abel Chennouf. Nous nous en sommes aperçus au bout de quatre ou cinq mois. Nous avons vu beaucoup de médecins, poursuit Albert Chennouf-Meyer. Ils ne se prononcent pas, mais la moitié s'interroge. Pour Caroline, elle explique qu'on dit que les fœtus entendent les voix, la musique… Alors pourquoi pas les chocs ?"

En effet, la mère du garçonnet ne douterait pas que le choc qu'elle a subi lors de sa grossesse au moment de l'assassinat de son compagnon soit la cause principale des difficultés de son fils. Et comme si le sort n'en finissait pas de s'acharner sur cette famille Eden semble avoir d'autres problèmes que ceux liés à sa vision.

Une maladie due au choc subi lors de la grossesse ?

"Quand il veut quelque chose, il nous attrape par la manche et nous conduit devant le réfrigérateur ou aux toilettes. Mais sans prononcer un mot. Des recherches ont été faites sur les deux familles pour tenter de déceler un problème génétique. Mais il n'y a rien…", poursuit son grand-père. Un élément qui viserait à accréditer la thèse défendue par la jeune mère.

"Nous sommes allés à Paris consulter un grand ophtalmologiste, qui nous a demandés 900 € de dépassement d'honoraires. Et chaque déplacement est très coûteux. Caroline, qui travaille comme secrétaire pour l'armée, touche 1 300 € par mois. Nous l'aidons, bien sûr, mais je suis un modeste retraité. Oui, Éden est pupille de la nation. Mais l'argent qu'on lui a versé est bloqué jusqu'à ses 18 ans, et c'est très bien comme ça. On ne va pas lui prendre aujourd'hui pour le soigner !"

Tout tenter pour guérir Eden

Devant les nombreux frais médicaux, les familles ont décidé de réagir et de créer une association
- Association Aidons Eden - pour venir en aide à Eden et Caroline car l'œil de l'enfant va devoir être opéré.

"Obligatoirement, il faudra une opération. Pour l'instant, on nous dit d'attendre. Mais pour vaincre cette maladie, poursuit Albert Chennouf, nous sommes prêts à tout. On nous a parlé d'un traitement aux États-Unis, un autre en Israël, on va faire le tour et on va tout essayer."

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