Le maire de Cholet au tribunal jeudi après ses propos sur Hitler

Le maire de Cholet au tribunal jeudi après ses propos sur Hitler

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JUSTICE – Gilles Bourdouleix (ex-UDI) avait déclaré en juillet 2013, devant des gens du voyage qui mimaient le salut nazi, que "Hitler n’en [avait] peut-être pas tué assez"…

Retour de flamme pour Gilles Bourdouleix. Le député-maire de Cholet doit être jugé ce jeudi après-midi par le tribunal correctionnel d’Angers (Maine-et-Loire) pour "apologie de crimes contre l’humanité", après ses propos tenus en juillet sur un camp de gens du voyage. "Comme quoi, Hitler n’en a peut-être pas tué assez", avait marmonné l’édile devant des personnes qui mimaient le salut nazi. Problème : la scène avait été enregistrée par un journaliste du Courrier de l’Ouest... Traité de "petit merdeux" et accusé d’avoir "manipulé" l’enregistrement, ce dernier a également porté plainte pour "injure" et "diffamation".

Depuis, Gilles Bourdouleix a démissionné de l’UDI – auquel il avait arrimé le Centre national des indépendants et paysans (CNIP), un petit parti conservateur qu’il préside – avant-même d’en avoir été exclu. Sa nouvelle défense ? En réalité, il ne parlait pas des gens du voyage … mais des nazis. "J'ai fait un commentaire en exprimant le regret qu’Hitler n’ait pas entraîné avec lui suffisamment de nazis et qu’il en reste encore devant moi", affirmait-il ainsi en décembre sur RTL.

"Il a tout intérêt à jouer la montre"

Mais pas sûr que Gilles Bourdouleix puisse développer ses arguments jeudi : son avocat a en effet sollicité un renvoi du procès. "Il voulait venir, mais son agenda ne le permettait pas", confiait mercredi matin à metronews Me Pierre Brossard, alors que la Ligue des droits de l’Homme (LDH) appelle à manifester jeudi contre son client devant le Palais de justice. Une demande de renvoi également stratégique : une peine d’inéligibilité pourrait être prononcée, alors que Gilles Bourdouleix espère décrocher un quatrième mandat aux prochaines municipales.

"Il a tout intérêt à jouer la montre", résume Gildas Guguen, actuel chef de file de l’opposition PS au conseil municipal de Cholet. "C’est un type qui représente tout ce que je déteste en politique : la démagogie, l’outrance, le jeu avec les extrêmes et l’égotisme forcené", lâche l’élu socialiste, qui, lui, ne se représente pas. Après avoir adhéré par le passé au RPR, à l’UDF et à l’UDI, son adversaire se serait rapproché aux dernières nouvelles de Debout la République (DLR), le mouvement de Nicolas Dupont-Aignan.

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