Le marché des précaires de la place Arnaud-Bernard en sursis ?

Le marché des précaires de la place Arnaud-Bernard en sursis ?

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SOCIAL – La nouvelle municipalité a annoncé vouloir fermer ce marché dominical. Une annonce mal accueillie par le CREPI, l'association qui accompagne les vendeurs et met en avant son bilan positif auprès de ce public en situation de précarité.

Après la fermeture de la mosquée du centre ville , est-ce au tour du marché de l’Inquet d’être sur la sellette ? Pendant la campagne aux élections municipales, Jean-Jacques Bolzan, aujourd’hui adjoint en charge du commerce, avait annoncé sa volonté de fermer le marché des précaires de la place Arnaud-Bernard.

Sur cet espace de vente, 120 vendeurs se relaient chaque dimanche pour proposer des marchandises de seconde main, glanés dans la rue, les poubelles, dans l’esprit du vide-grenier. "Pour y accéder ils doivent justifier de leur résidence à Toulouse, d’un revenu inférieur à 800 euros par mois et s'engagent à respecter le règlement intérieur qui exclut la vente de produits illégaux, volés, de contrefaçon, les téléphones mobiles, les ordinateurs,..." détaille Jean Arroucau, président du CREPI (Club régional d’entreprise partenaire de l’insertion) de la Haute-Garonne.

"Le marché apaise le quartier"

Cette structure encadre, en accord avec la municipalité qui lui accorde une subvention de 110 000 euros, le marché depuis 2011 et propose un suivi social et professionnel aux vendeurs, sur le même modèle que le carré des biffins à Paris.

Alors que les articles de presse se multiplient depuis quelques jours, les vendeurs de la place et le CREPI sont dans le flou. "Pour l'instant, nous n’avons pas eu de confirmation de cette fermeture par la mairie. Nous avons pourtant demandé à être reçus après les élections", glisse Jean Arroucau qui accueille mal la perspective d’une fermeture du marché. "Des vendeurs sans aucun revenu gagnent ainsi 5 à 10 euros par marché, cela leur permet au moins de manger. Pour d'autres qui arrivent à dégager au maximum 400 euros par mois, c'est l'assurance de faire vivre une famille" plaide Jean Arroucau pour qui le marché "apaise également le quartier le dimanche matin".

Contacté, l'adjoint au maire en charge du commerce Jean-Jacques Bolzan n'a pour l'heure pas donné la position de la mairie à ce sujet.

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