Le militant anti-pub puni après avoir dégradé des affiches JC Decaux

Le militant anti-pub puni après avoir dégradé des affiches JC Decaux

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JUSTICE – Un Toulousain de 27 ans a écopé d'une peine de travail d'intérêt général et d'une amende pour s'être attaqué à des supports publicitaires appartenant à JC Decaux.

Condamné pour avoir dégradé du mobilier publicitaire. On ne s'attaque pas impunément à l'afficheur Jean-Claude Decaux sans en payer le prix.

C'est ce qu'a appris Tanguy Aubé, un intérimaire de 27 ans, accusé d'avoir dégradé quatre affiches et fait disjoncter un panneau déroulant appartenant au publicitaire en juin 2013. Le jeune militant anti-pub s'est vu condamner par le tribunal correctionnel à une peine de 120 heures de travail d'intérêt général, 950 euros de dédommagement et 500 euros pour les frais d'avocat.

"Le droit à ne pas être soumis en permanence à une propagande"

Un verdict qui suit de très près les réquisitions du ministère public qui en plus des sanctions financières avait demandé lui 140 heures de TIG. Lors de sa comparution le 13 février dernier, Tanguy Aubé avait revendiqué les faits qui lui étaient reprochés, au nom du "droit à ne pas être soumis en permanence à une propagande qui créé du mal-être".

Le jeune homme a déclaré jeudi qu'il ne ferait pas appel du jugement estimant avoir peu de chances de gagner un procès en appel en l'état actuel du droit. "Notre objectif premier était de montrer que la loi n'est pas bonne et qu'il faut la changer, et de faire parler de nos actions", a-t-il ajouté. "Nous avons eu un certain écho, c'est le principal". De son côté, JC Decaux s'est réjoui que la justice ait été "ferme et claire envers les dégradations commises".

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