Présidentielle : les militants communistes votent à 53,6% pour un soutien à Jean-Luc Mélenchon

FRANCE

COUP DE THÉÂTRE - Selon la direction du Parti communiste français, 53,6% des votants se sont prononcés en faveur d'un soutien à Jean-Luc Mélenchon pour les élections présidentielles de 2017. Depuis jeudi, les 50 000 militants étaient appelés à voter entre le ralliement au président du Parti de Gauche ou le choix d'une candidature indépendante, issue des rangs du PCF.

Jusqu'au bout, l'issue du vote demeurait incertaine. Mais plus de la moitié des militants du Parti communiste français (PCF) ont finalement tranché pour le ralliement à Jean-Luc Mélenchon. Depuis jeudi 24 et jusqu’au samedi 26 novembre, ils devaient choisir entre deux options : se rallier à Jean-Luc Mélenchon, le leader du Parti de Gauche ou présenter un candidat issu de leurs rangs. 

Désormais, selon la direction du PCF, qui a annoncé les résultats, le soutien au leader de la France insoumise devient "la décision du Parti communiste français" : "les votes et les débats sur ces deux options ont été partagés. Quels qu'aient été leur choix, l'unité des communistes est désormais indispensable". Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles,  a salué un vote,  qui ne peut "être contestée", expliquant que les militants avaient choisi "ne pas ajouter un bulletin de vote dans un paysage, à gauche, déjà très marqué par la désunion et la division". Il rappelle néammoins, que "le cadre commun n'existe plus comme en 2012 avec le Front de Gauche et le PCF mènera une campagne autonome". 

Un coup fatal ?

Un vote qui contredit celui des leaders du parti, intervenu quelques semaines plus tôt. Le 5 novembre, lors d'une conférence nationale, les cadres du parti communiste français avaient refusé de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017, en votant pour une candidature interne à la présidentielle, désavouant par la même occasion, leur secrétaire général Pierre Laurent,favorable au ralliement au leader du Parti de gauche. 

Le député communiste, et chef de file du groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale, Pierre Chassaigne, avait mis en garde contre ce soutien, en affirmant qu'il serait  "un coup fatal (...) porté au Parti communiste". Nul doute que le choix des militants risque de cliver un peu plus au sein du parti d'extrême gauche. 

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